Centre de conservation du Louvre à Liévin : le chantier a commencé

Par @Culturebox
Publié le 12/12/2017 à 11H53
Vue d'ensemble du projet de bâtiment des résrves du Louvre à Liévin

Vue d'ensemble du projet de bâtiment des résrves du Louvre à Liévin

© © Rogers Stirk Harbour + Partners / Mutabilis

La première pierre a été posée sur le chantier du Centre de conservation du Louvre à Liévin (Pas-de-Calais), où seront transférées en 2019 250.000 oeuvres des réserves du musée. En 2013, la ministre de la Culture Aurélie Filipetti avait annoncé le transfert d'une grande partie des réserves du Louvre, éparpillées entre plus de 60 site, afin de les protéger d'une éventuelle crue de la Seine.

Situé à 10 minutes à pied du musée du Louvre-Lens, le futur bâtiment dédiera 9.600 m2 de ses 18.500 m2 au stockage des oeuvres, et 1.700 m2 à l'étude et au traitement des oeuvres. Avant la pose de la première pierre, l'architecte Graham Stirk, du cabinet anglais retenu pour le projet, a rappelé "l'énorme défi" de cette construction, défendant le choix d'un "usage de formes simples, élégantes, avec une solidité qui résonne" avec sa mission de "protection d'oeuvres inestimables".

Reportage : N. Carvalho / S. Rosenstrauch / E. Beauge

https://videos.francetv.fr/video/NI_1141691@Culture


Le bâtiment sera notamment doté d'un vaste toit légèrement incliné et recouvert de verdure. "Le Louvre ne pouvait pas vivre avec ce risque de crue tous les 10 ou 15 ans, avec la fermeture pour quelques jours du musée" comme lors de la crue de 2016, explique Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre. Mais le transfert est aussi l'occasion de "rationaliser les réserves" et le travail des chercheurs, de lancer un grand "chantier des collections" au cours duquel chaque oeuvre est prise en photo, dépoussiérée, rangée et fichée informatiquement.

Des conditions de conservation adaptées

Surtout, le Centre "va nous permettre de garder les différentes réserves dans les conditions de conservation adaptées aux matériaux", souligne Jean-Luc Martinez. Ainsi, par exemple, les bronzes archéologiques, qui ont passé beaucoup de temps en terre et craignent la corrosion de l'humidité, profiteront d'une réserve sèche spécifique.

Le Centre va coûter 60 millions d'euros, dont 42 millions pour la construction. Il est financé par l'Etat, les collectivités locales et l'Union européenne - qui fournit 18 millions d'euros. Dans leur discours, Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, ou encore Sylvain Robert, président PS de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin, se sont félicités de cet "ancrage" du Louvre dans la région, cinq ans après l'inauguration du Louvre-Lens.