A la découverte de la glycophilie, la collection d’emballages de sucre !

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 10/05/2013 à 11H34
Sachet de sucre américain

Sachet de sucre américain

© DR

Parmi les passions qui occupent les français, la collection. Et parmi les multiples collections, la glycophilie et la périglycophilie. Les deux ont en commun de concerner des individus obsédés par les emballages de sucre. A une nuance près.

Tout mot qui se termine en "phile" trahit son amateur ou son collectionneur. Pourtant, il suffit de tester autour de soit, peu de gens savent ce qu’est un glycophile. En se penchant sur l’étymologie, on comprend que le sucre y est sans doute pour quelque chose. En effet, un glycophile compile ses emballages quand ils sont pleins. Mais attention ! Les collectionner vides vous change instantanément en "périglycophile". On ne le sait pas suffisamment.

 Reportage : PY Salique, JC Duclos, N. Siboni

https://videos.francetv.fr/video/NI_145897@Culture

La glycophilie, comme la périglycophilie, ne peut pas être antérieure à 1928. Impossible en effet de collectionner un objet qui n’existe pas. L’emballage de sucre a été breveté cette année-là à Hendaye par la Manufacture Hygiénique de Sucre en Etui.
Il a ensuite fait florès et son utilisation publicitaire en a augmenté l’intérêt aux yeux des collectionneurs. Il existe  aujourd'hui plus de 25 000 emballages différents en France, soit un dixième du nombre total enregistré dans le monde. C’est dire la place de pointe qu’occupe la France dans le monde de la glycophilie, et dans celui, moins encombrant, de la périglycophilie. On estime que quatre cents Français sont glycophiles (ou périglycophiles, la statistique ne fait pas la nuance).

Le salon européen des collectionneurs glycophile s'est tenu le 9 mai 2013 à Figeac, dans le Lot.