"Victor Hugo, mon amour" : 50 ans de correspondance amoureuse sur scène

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/02/2012 à 14H12
Affiche de la pièce "Victor Hugo, mon amour"

Affiche de la pièce "Victor Hugo, mon amour"

© Comédie Bastille

Jusqu’au 11 mars 2012, la Comédie Bastille présente « Victor Hugo, mon amour », une pièce de Anthéa Sogno, d’après la correspondance amoureuse entre Victor Hugo et Juliette Drouet. L’histoire d’un demi-siècle de passion durant lequel le couple mythique échangea quelque 40 000 lettres d’amour. Un très joli spectacle à déguster à l’heure des courriels et autres SMS. La lettre d’amour « papier » n’a plus tellement la cote, même si chacun s’accorde à dire qu’elle reste beaucoup plus romantique qu’une déclaration virtuelle!

« Le jour où ton regard a rencontré mon regard pour la première fois, un rayon est allé de ton cœur au mien comme l'aurore à une ruine", écrit Victor Hugo à Juliette Drouet après leur rencontre, en 1833. Juliette est alors comédienne et joue un rôle secondaire dans « Lucrèce Borgia », une pièce de Hugo. Les deux artistes deviennent amants et seule la mort de Juliette, en 1883, aura raison de leur passion. Durant toute leur relation, « Juju » et « Toto », comme ils se surnomment, vont échanger des milliers de lettres exprimant l’ardeur de leur liaison… Une correspondance passionnelle qui a fait l’objet de nombreuses publications. ("Victor Hugo - Juliette Drouet, 50 ans de lettres d'amour (1833-1883)" de Gérard Pouchain aux éditions Ouest France ; "Lettres à Juliette Drouet" de Victor Hugo aux éditions Jean-Jacques Pauvert, 1964).

Juliette Drouet, l'amoureuse passionnée aux 24 000 lettres

Juliette Drouet, l'amoureuse passionnée aux 24 000 lettres

© DR

Si Drouet et Hugo restent une référence en la matière, d’autres couples célèbres ont entretenu une intense correspondance amoureuse. C’est le cas notamment de George Sand et Alfred de Musset dont les lettres échangées comptent parmi les plus belles de la langue française.
De même, Hector Berlioz a entretenu une longue correspondance avec Estelle Fornier, une jeune fille qu’il rencontra à l’âge de 12 ans et pour laquelle il éprouva une passion qui le marqua jusqu’à sa mort.