Une rentrée du théâtre privé sous le signe de l'optimisme

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 10/09/2014 à 12H20
Conférence de rentrée au théâtre de Paris

Conférence de rentrée au théâtre de Paris

© Capture d'écran

Le théâtre privé aborde la rentrée avec un regain d'optimisme: le déclin de la fréquentation observé depuis 2010 a enfin été stoppé en 2013, et 2014 "poursuit le redressement", a indiqué Bernard Murat, président du syndicat professionnel SNDTP, lors de la présentation de la saison au Théâtre de Paris mardi.

Les mauvais chiffres de 2012 enrayés

Après "la très mauvaise année 2012" marquée par une baisse de 10% des recettes et de la fréquentation, 2013 a bien marqué une embellie, avec 2 à 3% de hausse, confirme Antoine Masure, délégué général de l'Association pour le soutien au théâtre privé (ASTP). Les recettes d'août 2014 sont en progression de 2% sur août 2013, "ce qui est très bien dans le contexte actuel".

Un site a été créé pour mieux informer et orienter le public : theatresparisiensassocies.com 

Reportage : JN.Mirande, I.Audin, G.Potet
La saison s'ouvre avec quelques locomotives: Audrey Fleurot interprète "Un dîner d'Adieu" au Théâtre Edouard VII, Claude Brasseur incarne Clémenceau dans "Le Tigre" (Théâtre Montparnasse), Carole Bouquet jouera sous la houlette de Gérard Desarthe "Dispersion" de Harold Pinter à l'Oeuvre, et Isabelle Adjani fera son grand retour sur les planches après 8 ans d'absence au Théâtre de Paris dans "Kinship" en octobre.

Bernard-Henry Lévy a confié à Jacques Weber sa pièce "Hôtel d'Europe", à l'Atelier. Au théâtre de la Madeleine, François Berléand et Isabelle Gélinas sont à l'affiche de "Deux hommes tous nus" de Sébastien Thiéry, Judith Magre joue "Les combats d'une reine" à La Manufacture des Abbesses, Nicolas Briançon et Marie Gillain entretiennent une relation sado-maso dans "La Vénus à la fourrure" (Tristan Bernard) et Thierry Frémont et Raphaël Personnaz rebattent "Les cartes du pouvoir" au Théâtre Hébertot.

Les intermittents

Sur le plan social, "le calme relatif de cette rentrée ne doit pas faire illusion", a souligné le président du SNDTP, pour qui le dossier de l'intermittence doit être "la priorité" de la nouvelle ministre de la Culture Fleur Pellerin. Le syndicat "souhaite le maintien du régime dans le cadre de la solidarité avec l'Assurance chômage", mais partage l'objectif de la concertation lancée par le Premier ministre en vue d'une "refondation". Les théâtres  parisiens membres du SNDTP emploient 1.000 salariés permanents
et 2.000 intermittents dont la durée d'emploi est de 80 à 100 jours.