Une nouvelle pièce cible des intégristes

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 16/11/2011 à 09H30
"Golgota Picnic" de Rodrigo Garcia

"Golgota Picnic" de Rodrigo Garcia

© DR

"Golgota Picnic" sera bien présenté à partir de mercredi à Toulouse, la justice ayant rejeté la demande d'interdiction du spectacle déposée par des catholiques scandalisés par la pièce de l'Argentin Rodrigo Garcia.

L'Agrif, une organisation proche des traditionalistes catholiques, avait demandé au maire socialiste Pierre Cohen et au préfet d'interdire la pièce. Devant leur refus, elle avait demandé lundi au tribunal administratif d'ordonner au maire et au préfet de prononcer l'interdiction du spectacle, qui arrive précédé de l'indignation et des appels à la protestation de la part des fondamentalistes catholiques.

Le tribunal administratif a considéré qu'il appartenait "au maire et au préfet, en cas de risques de troubles à l'ordre public, de concilier l'usage éventuel des pouvoirs de police (...) avec la préservation de l'exercice des libertés fondamentales, au nombre desquelles figure la liberté d'expression", a rapporté l'avocat de la mairie, Jean-Michel Ducomte.

Le juge a quant à lui a condamné l'Agrif à verser 1.200 euros à la ville de Toulouse pour les frais de justice qu'elle a engagés.
 

« Golgota  Picnic" sera donc bien présenté mercredi soir et jusqu'à dimanche au Théâtre Garonne, avant Paris en décembre. L'Agrif (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne), que préside l'ancien élu FN Bernard Antony et se propose de combattre ce qu'elle appelle le racisme antichrétien et antifrançais, juge la pièce blasphématoire.

La pièce n’ayant jamais été représentée en France, aucun des opposants à sa représentation ne l’a bien entendu vue. Donnée en Espagne, elle n’a suscité aucune controverse dans la très catholique ibère. Les réactions en France contre la pièce de Rodrigo Garcia rappelle les récents incidents survenus lors des représentations de la pièce de Romeo Castellucci, « Sur le concept du visage du fils de dieu » au Théâtre de la Ville, à Paris.