Denis Podalydès dans "Une vie" de Pascal Rambert, du sur-mesure pour la Comédie Française

Par @Culturebox
Mis à jour le 11/06/2017 à 16H33, publié le 11/06/2017 à 15H07
(de g. à d.) Hervé Pierre, Cécile Brune et Denis Podalydès dans "Une vie" de Pascal Rambert.

(de g. à d.) Hervé Pierre, Cécile Brune et Denis Podalydès dans "Une vie" de Pascal Rambert.

© France 3 Culturebox

Ecrite et mise en scène spécialement pour la Comédie Française, la pièce "Une vie" de Pascal Rambert est jouée jusqu’au 2 juillet au Théâtre du Vieux-Colombier à Paris. Dans un décor de studio radio, Denis Podalydès incarne un peintre dont l’interview fait resurgir les fantômes du passé.

C’est à la demande d’Eric Ruf, l’administrateur général de la Comédie Française, que Pascal Rambert - prolifique auteur et metteur en scène, mais aussi réalisateur et chorégraphe - a écrit "Une vie" pour 6 acteurs de la célèbre troupe. La pièce, créée au Théâtre du Vieux-Colombier (la deuxième salle de la Comédie) met en scène un peintre figuratif célèbre incarné par Denis Podalydès, interviewé par un critique dans un studio de radio.

En évoquant son parcours et son art, l’artiste fait ressurgir des figures de son passé qui viennent dialoguer avec lui sur scène et parfois régler des comptes : Cécile Brune incarne sa mère, Jennifer Decker son premier amour, Alexandre Pavloff le frère ennemi, Pierre-Louis Calixte l’ami de jeunesse et enfin Hervé Pierre l’intervieweur.
"Une vie de Pascal Rambert 2 © France 3 Culturebox
Pascal Rambert a écrit spécialement pour eux : "Je n’écris pas sur la vie privée des acteurs" dit-il, "j’écris pour leur voix, leur corps, leur énergie, ce sont des êtres humains, pas des personnages de papier". Parmi les six comédiens, Pascal Rambert connaît très bien Denis Podalydès qui a lu en 2013 en Avignon dans la Cour d’honneur du ­Palais des Papes son texte "Avignon à vie". Il a aussi joué dans sa pièce, "Répétition" en 2014 au Théâtre national de Chaillot.

Reportage : France 3 Paris Île-de-France - J. Mirande / I. Audin / M. Chekkoumy / W. Sabas

Un théâtre vivant

En demandant à Pascal Rambert de créer un pièce pour les comédiens de la Comédie Française, Eric Ruf veut prouver que la maison de Molière est dit-il une maison de mémoire où on fait du théâtre vivant. Pour lui, tous les théâtres ont leur place à la CF et cette ouverture trouve un bel écho auprès du public qui a plébiscité certaines créations.

Parmi elles, "Les Damnés", adaptation du scénario du film de Luchino Visconti "Les Damnés" (1969) par le metteur en scène Ivo van Hove (la pièce a remporté 3 Molières). Dans un tout autre genre, le public peut faire une étape à "L’Hôtel du libre-échange", une pièce de Georges Feydeau (écrit en collaboration avec Maurice Desvallières) mis en scène par Isabelle Nanty. 

Une troupe qui sait tout jouer

"J’ai la troupe qui sait tout jouer, j’ai des ateliers qui savent épouser toutes les esthétiques et il y a plein de sortes de théâtre" expliquait Eric Ruf, invité du journal de France 3 Paris Ile-de-France. "Je fais en sorte de créer les mariages les plus fertiles et de donner les formes théâtrales les plus larges au public de la Comédie Française".
 
Un public qui pourra dès septembre prochain retrouver un des grands classqiues de la maison, "Les Fourberies de Scapin" mis en scène par Denis Podalydès. Un retour aux sources car cela fait vingt ans que la pièce n’avait pas été montée à la Comédie Française.