Plongée dans les mœurs, coutumes et ambitions des « hommes d'affaires » aux abois, vertigineux vaudeville balzacien. Les temps changent bien peu.

En observant Mercadet, spéculateur aussi cynique que sympathique, se débattre dans des situations toujours plus périlleuses, Balzac ne fait surtout pas la morale : Il s'amuse, campe des personnages aussi fortement vivants que dans ses romans, les bouscule, les secoue de répliques claquantes, leur fait subir les lois de la Comédie. Et c'est ce qui a séduit Emmanuel Demarcy-Mota : faire redécouvrir une pièce rarement jouée, découvrir un Balzac comme toujours creusant au cœur du réel, et cette fois, impitoyablement drôle.

L'auteur voyait dans le théâtre un moyen de gagner de l'argent. Sinon beaucoup, du moins rapidement. Rapidement il a dû déchanter. Son ultime héros se trouve, lui aussi, en quête d'argent frais. Homme d'affaires malchanceux, il espère le retour d'un associé enfui en Inde et qui pourrait rembourser ses dettes, ou envisage de marier sa fille à un riche jeune homme… Qui se révèle encore plus ruiné que lui. La pièce a été écrite sous le règne de Louis-Philippe. Comme quoi, les mœurs financières ont la vie dure.

Distribution

  • Date 08 avril 2014
  • Durée 1h 50min
  • Production Compagnie des Indes/ Théâtre de la ville
  • Réalisation Dominique Thiel
  • Auteur Balzac
  • Metteur en scène Emmanuel Demarcy-Mota
  • Compagnie La Troupe du théâtre de la Ville
  • Scénographie Yves Collet
  • Costumes Corinne Baudelot