"Des Syriennes hors des ténèbres" : une leçon de vie de prisonnières d'Assad

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/03/2017 à 16H07, publié le 06/03/2017 à 15H59
Hind a passé neuf années dans les geôles du régime syrien. Sur scène elle raconte son histoire.

Hind a passé neuf années dans les geôles du régime syrien. Sur scène elle raconte son histoire.

© France 3 / Culturebox

Un témoignage fort et bouleversant. Des femmes syriennes, opposantes au régime de Bachar Al Assad ont décidé de raconter sur scène ce qu’elles ont vécu. Les années d’emprisonnement, la fuite vers l’Occident et en fin, l’exil qui s’éternise. Un parcours douloureux mis en scène par Ramzi Choukair.

Reportage : L. Beaumel / F. Detranchant / E. Diaz  / P. Sportiche
Sur scène elles se présentent habillées de gris ou de noir, telles les prisonnières qu’elles ont été un jour. Dania, Nahed,Mariam, Hind…ces femmes syriennes, opposantes au régime de la dynastie Assad ont toutes été incarcérées dans la prison d’Adra à Damas. Leur crime : avoir cru en la possibilité d’un changement pour leur pays. Après avoir dû fuir la Syrie, elles sont aujourd’hui réfugiées en France, en Allemagne ou en Turquie. Ces femmes courageuses, le metteur en scène d'origine syrienne Ramzi Choukair les connait bien : certaines sont des amies proches et l'une d'entre elles est sa propre soeur. 
Ces héroïnes modernes racontent leur quotidien entre guerre et exil.

Ces héroïnes modernes racontent leur quotidien entre guerre et exil.

© France 3
C'est de cette histoire très personnelle qu'est né un projet artistique et militant. "Des Syriennes hors des ténèbres" (titre provisoire), est le récit croisé de ces trajectoires brisées. Des femmes éprouvées, martyrs mais qui dans l’adversité conservent leur dignité et leur grandeur. Les mots sont les leurs. Le spectacle en arabe sous-titré en français, mélange photos, souvenirs et aussi les rêves de ces femmes , héroïnes malgré elles. Un témoignage unique et précieux que le metteur en scène a voulu faire connaître. Et leur voix semble déjà avoir été entendue. En résidence jusqu’au mois de juin au Vigan dans le Gard où elles ont déjà donné une représentation (le 5 mars), elles vont faire l’objet d’un documentaire. Trois scènes nationales se sont par ailleurs montrées intéressées par leur projet. On n’a pas fini d’entendre parler d’elles, et c’est tant mieux.