Depardieu : être comédien, ce n'est plus mon truc

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 05/01/2014 à 13H56
Gérard Depardieu à Henndorf, près de Salzbourg (Autriche), en novembre 2013

Gérard Depardieu à Henndorf, près de Salzbourg (Autriche), en novembre 2013

© Ursula Dueren / DPA / MAXPPP

Etre comédien, ce n’est plus mon truc, assure Gérard Depardieu au Journal du Dimanche, alors qu’il est de retour sur scène au théâtre Antoine à Paris, pour lire "Love Letters" de A.R. Gurney au côté d’Anouk Aimée.

"Il n’y a plus d’auteurs dignes de ce nom ! Seulement des chroniqueurs qui écrivent des pièces comme leurs sketches pour la télévision", déclare l’acteur au JDD. "J'ai adoré être sur les planches. Mais aujourd'hui, cela m'ennuie. Voilà pourquoi je ne joue ‘Love Letters’ que sept jours. Être comédien, ce n'est plus mon truc", poursuit-il alors qu’il est remonté samedi sur scène, et sera au théâtre Antoine jusqu’au 11 janvier. "Je suis un privilégié : je n’ai plus besoin de gagner ma vie. J’ai assez travaillé avant. J’ai la liberté de faire ce que je veux, où je veux et quand je le veux. Alors je peux me laisser porter", explique Gérard Depardieu.
 
"J’ai toujours été un vagabond, un chat de gouttière"
L'acteur, qui avait défrayé la chronique en décembre 2012 en se domiciliant pour raisons fiscales en Belgique, avant de prendre la citoyenneté  russe, décrit à quoi ressemble sa vie : "Sans oublier Néchin (Belgique, ndlr),  je passe la plus grande partie de mon temps en Azerbaïdjan, en Ukraine, en Russie, et en ce moment en Italie, là où me conduisent mes affaires. Je me trimballe un peu partout. J'ai toujours été un vagabond, un chat de gouttière.  Je ne veux plus avoir d'attache nulle part."
 
"C'était passionnant de se laisser guider par l'énergie du réalisateur américain Abel Ferrara, et en même temps, le tournage fut difficile", dit-il sur son rôle dans le film "Welcome to New York", inspiré de l'affaire DSK.
 
Depardieu en France "en visiteur"
"Car le film va au-delà du fait divers pour dire à quel point la chair est triste aujourd'hui, la façon dont les réseaux sociaux lavent tout sentiment amoureux. Le film montre la saleté, y compris à travers les corps. Rien de beau ne sort de là", ajoute le comédien.
 
La bande-annonce très sulfureuse du film, mêlant sexe, champagne et cigares sur fond de disco et de soupirs, avait créé l'événement au dernier festival de Cannes, en fuitant sur internet.
 
L'acteur indique qu'il continuera à venir en France "mais juste en visiteur".
 
A propos du président Russe, Vladimir Poutine, Gérard Depardieu ajoute : "Les  journalistes lui tapent dessus, mais je vous rappelle qu'il a été élu. En  Russie, il existe une opposition, il pourrait donc y avoir de vrais combats. Et pourtant, ce n'est pas le cas. (...) Poutine me va très bien."