Clémentine Célarié : "24h de la vie d'une femme" est une ode à la vie

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 22/06/2015 à 17H18
Pour la première fois, Clémentine Célarié incarne un rôle de femme bourgeoise mais que la passion "va révéler à elle-même".

Pour la première fois, Clémentine Célarié incarne un rôle de femme bourgeoise mais que la passion "va révéler à elle-même".

© France 2 Culturebox

Jusqu'au 29 août, Clémentine Célarié est à l’affiche du Théâtre Rive Gauche à Paris avec l'adaptation du roman de Stefan Zweig « 24 heures de la vie d’une femme ». La comédienne incarne une jeune veuve que la passion va ramener à la vie et sortir des conventions. Bâtie comme un monologue, la pièce offre à Clémentine Célarié un beau rôle de femme, à la mesure de sa nature passionnée.

Comme elle l’explique sur le plateau du 13H de France 2 où elle est l’invitée des 5 dernières minutes, Clémentine Célarié avait déjà abordé ce rôle un peu par hasard. Alors qu’elle était au festival d’Avignon pour préparer un personnage de non-voyante pour un tournage, elle a rencontré Gilles de la Buharaye, un pianiste aveugle qui proposait des concerts dans le noir. Ensemble, ils ont imaginé de faire une lecture dans l'obscurité et leur choix s’est porté sur le roman de Zweig : « 24H de la vie d’une femme ».

Hasard de la vie, quasiment au même moment, Eric-Emmanuel Schmitt décide de lancer un cycle sur Zweig au Théâtre Rive Gauche (il en est le directeur). Avec le metteur en scène Steve Suissa, il adapte le roman en monologue et propose le rôle à Clémentine Célarié : "Il fallait une vraie amoureuse, passionnée, qui n’en a rien à foutre du degré social, qui n’est là que pour l’amour des choses", explique Steve Suissa. Autant dire que la comédienne "colle" parfaitement à ce profil.

A Elise Lucet, Clémentine Célarié confie qu’elle aurait fait "n’importe quoi pour avoir ce rôle" de veuve qui va briser son carcan bourgeois, afin de sauver un jeune homme de la passion du jeu.
Jusque là, Clémentine Célarié avait toujours rejeté les rôles de bourgeoises. Elle était davantage dans des personnages qui lui ressemblent un peu, comme Mme Sans Gêne ou Calamity Jane, des personnalités généreuses et flamboyantes. Dans "24h de la vie d’une femme", c’est la passion contenue de son personnage qui l’a attirée.

Mais pour la comédienne qui parle énormément avec son corps et ses mains, il a fallu travailler pour adopter une gestuelle plus sobre, plus contenue, une posture qui traduise les origines sociales de cette femme et les contraintes de son milieu.
Clémentine Célarié "24h de la vie d'une femme" Zweig © Fabienne Rappeneau
Mais Clémentine Célarié est "une aventurière" comme elle le dit elle-même et au théâtre, elle aime les défis. On se souvient notamment de la pièce qu’elle avait créée en 2011 à Avignon, "Dans la peau d’un noir", un spectacle inspiré de l’histoire vraie de John Howard Griffin et dans laquelle elle interprétait à elle seule une trentaine de personnages.
Affiche "24h de la vie d'une femme" © DR
"24 heures de la vie d'une femme" de Stefan Weig au Théâtre Rive Gauche - Paris 14e
Adaptation Eric-Emmanuel Schmitt, Mise en scène Steve Suissa
Avec Clémentine Célarié, Loris Freeman et Samuel Nibaudeau
Jusqu'au 29 août, du mardi au dendredi à 21h00 
Représentations supplémentaires : le samedi à 17h00 puis à 19h ou 21h selon les semaines
Tarifs : de 12 à 40 euros