Les intermittents se réunissent à Avignon pour rallier à leur cause

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 25/06/2014 à 18H31
"Carton rouge au gouvernement", la banderole déployée par les intermittents sur la façade du Palais des Papes le 20 juin 2014 à Avignon.

"Carton rouge au gouvernement", la banderole déployée par les intermittents sur la façade du Palais des Papes le 20 juin 2014 à Avignon.

© Angélique Surel/PQR Le Dauphiné / MaxPPP

À moins de 10 jours du festival, les précaires et intermittents d'Avignon se rassemblaient mercredi après-midi autour d'expos, débats et concerts, pour tenter de sensibiliser à leur cause et profiter d'un "moment un peu plus festif".

"C'est bien, la lutte, mais on est aussi des artistes, ça serait bien de ne pas l'oublier", explique Aude, citée par l'AFP. Cette intermittente fait partie de l'organisation de "Fête la lutte, pas l'autruche", une manifestation organisée à Avignon sur l'île de Barthelasse sur le Rhône, par le collectif des intermittents et précaires d'Avignon, Sud culture et la CGT Spectacle.

Depuis 14H00 jusqu'à tard mercredi soir, devaient se succéder débats, projections de films, expo photos, concerts et grillades, dans l'âpre contexte de la lutte des intermittents contre la nouvelle convention d'assurance chômage. "Dans une semaine, c'est le festival. Pas mal de gens commencent à être là, notamment des intermittents, qui ont peut-être envie d'avoir des informations" sur le mouvement, explique à l'AFP Rémi, également dans l'organisation. "Nous souhaitons attirer des gens qui ne seraient pas venus pour une AG." Au même moment, à Aix-en-Provence, un vote crucial se tenait sur l'avenir immédiat du festival d'art lyrique.

"Pour tous ceux qui n'arrivent pas à sauter le pas"
Cette fête est "à l'attention de tous ces gens qui vont subir de plein 
fouet cette réforme et qui malgré tout n'arrivent pas à sauter le pas et hésitent à se mobiliser. C'est pour reprendre des forces, tous ensemble, dans un moment un peu plus festif", explique de son côté Guigou Chenevier, du CIP Avignon et Sud Culture. Parmi les auditeurs attentifs, cité par l'AFP, Nicolas fait partie des ces intermittents venus "en curieux" et se dit motivé par "une envie de participer, de ne pas se cacher. De voir comment on peut aider".

Sur les tables, des tracts, des documents explicatifs, des T-shirts, des "caisses de soutien" et des "caisses de grévistes" pour que chacun puisse apporter une contribution. Des délégations d'intermittents et précaires et d'autres festivals du sud de la France, Montpellier, Marseille, Aix-en-Provence, notamment, étaient attendues dans la soirée.