Avignon : 80% des salariés votent pour le maintien du festival

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/07/2014 à 10H43
Les intermittents mobilisés à Avignon (juin 2014)

Les intermittents mobilisés à Avignon (juin 2014)

© Angélique Surel / Le Dauphiné Libéré / PhotoPQR / MaxPPP

Le personnel d'Avignon, réuni lundi soir en assemblée générale à huis clos, a voté à 80% pour le maintien du festival, mais avec de possibles actions, souhaitant un événement "militant".

Quelque 309 personnes se sont exprimées au cours de ce vote tenu lundi soir, sur un total de quelque 350 intermittents et salariés du celèbre rendez-vous annuel du théâtre : 80% ont voté pour un "festival militant", 13% pour une grève reconductible et environ 5% se sont abstenus.

"Pour l'action le soir de l'ouverture, c'est l'assemblée générale de jeudi soir qui décidera", a indiqué le "collectif A" des personnels du festival.

Le spectre de l'annulation totale s'éloigne
Le vote massif des salariés du festival contre la grève ne lève pas la  menace de perturbations, voire d'annulation de certains spectacles, mais il éloigne le spectre d'une annulation totale comme lors de la précédente crise  des intermittents en 2003. Son directeur Olivier Py a affirmé qu'il  n'annulerait à aucun prix.

La CGT-Spectacle, qui a appelé à une "grève massive" pour l'ouverture d'Avignon vendredi et déposé un préavis de grève pour l'ensemble du mois de juillet, a pris acte de ce résultat.

Un vote "contre la  grève tous les jours, c'est sûr, ce n'est pas ce qu'on demande. Ils (les salariés du festival) pensent à des journées de grève", a affirmé le secrétaire  général de la CGT-Spectacle, Denis Gravouil.

Maintenir la pression

"Ce n'est pas parce que la grève est minoritaire qu'il n'y aura pas de  grévistes", a averti pour sa part Samuel Churin, de la Coordination des  intermittents et précaires.
 
La CGT Spectacle envisage, outre la grève du 4 juillet, une grève ponctuelle le 12 juillet, puis une autre plus tard, durant le festival, pour maintenir la pression sur la concertation ouverte par le gouvernement au sujet du régime d'assurance chômage des intermittents.