Olivier Py : "Le festival d'Avignon aura lieu"

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/07/2014 à 16H26
Olivier Py, directeur du festival d'Avignon (ici en mars 2014).

Olivier Py, directeur du festival d'Avignon (ici en mars 2014).

© Angélique Surel /Photo PQR Le Dauphiné / MaxPPP

Le directeur du festival d'Avignon, Olivier Py, s'est réjoui mardi du vote de "plus de 80%" des salariés en faveur du maintien du festival. "On peut dire que le festival aura lieu avec plus de certitude, et surtout avec la parole de ceux qui le font", a-t-il déclaré dans une interview donnée à l'AFP. Cependant, "je ne suis pas Madame Soleil", a-t-il souligné.

Comment interprétez-vous le vote du personnel du festival ?
Olivier Py : "Je me réjouis que les salariés du festival aient pensé que l'annulation était une mauvaise chose et surtout pas une bonne stratégie pour la lutte qu'il convient de mener encore. Il y a eu 80% de votes contre l'annulation, et 5% de bulletins blancs qui, à mon avis, sont à compter parmi les bulletins positifs. Certains voulaient une motion plus radicale, qui exclut absolument tout mouvement de grève. Comme cette motion n'était pas au vote, ils ont voté blanc.
   
Nous ne sommes plus dans la pensée de l'annulation, c'est quand même une différence avec il y une semaine. Bien sûr, ce n'est pas sans risque (de perturbation ou d'annulation), mais le théâtre, ce n'est pas sans risque: chaque lever de rideau est toujours une victoire contre ceux qui voudraient faire taire la parole."

La Première du "Prince de Hombourg" vendredi soir va-t-elle se tenir ?
Olivier Py: "Il y a un préavis de la grève de la CGT, c'est un fait. Après je ne suis pas Madame Soleil. L'équipe du +Prince de Hombourg+ veut jouer, elle est absolument unanime. La violence n'est pas acceptable, l'annulation d'un spectacle contre l'avis de ceux qui le font n'est pas un bon moyen d'action. Je pense que nous devons faire entendre la légitimité du combat des intermittents au grand public et que la violence, ce sera un très mauvais moyen."

Quel dialogue entretenez-vous avec les équipes du festival ?
Olivier Py: "Le dialogue est permanent. J'ai toujours voulu un festival militant, et notamment sur la question de l'intermittence et de la précarité. Je voulais un festival politique, je l'ai ! Ca, je m'en réjouis, il y a de la parole, elle est intéressante, elle n'est pas corporatiste, j'écoute avec beaucoup de passion ce qui est dit par les uns et les autres."