Avignon: les marionnettes de la Réunion entrent dans la danse

Par @Culturebox
Publié le 17/07/2017 à 16H55
qui tire les ficelles © culturebox

Le festival d’Avignon accueille de nombreuses compagnies de marionnettes. Parmi elles, le théâtre des Albert de La Réunion, dont la pièce innovante "Planète" était donnée au théâtre de l'Oulle. Une pièce sans paroles où les marionnettistes viennent du cirque et impriment une poésie envoûtante à leur spectacle. Trois comédiens pour trois marionnettes. Et on ne se sait plus qui tire les ficelles...

Reportage:  C.Tortel / A. Lussine / P. Champenois / M. Bergeron

Les marionnettes ne parlent pas, mais elles prennent vie

Trois marionnettes pour trois marionnettistes. La réussite du dernier spectacle du théâtre des Alberts ne vient pas de cette simple équation. La recette du succès, outre un travail bien rôdé par une vingtaine de représentations dans l’île de l’océan Indien, réside dans l’origine des comédiens. Charlène et Marion Duboscq viennent des arts du cirque. Elles impriment une grande fluidité aux déplacements des personnages. Olivier Leroux, lui, est venu un jour avec un projet de décor, une idée de cyclope. Vincent Legrand, fondateur du théâtre en 1994, et directeur artistique, lui a permis de faire ses classes. Et le spectacle est né.

Ce qui est nouveau, c'est que pour la première fois, les marionnettes ne parlent pas. Elles prennent vie en même temps qu'émerge un sentiment: la tendresse avec Cyclope, la colère avec le dictateur, la folie avec le fou dans l’échange comédiens-marionnettes.

"Planète" n’est pas un spectacle sur le réchauffement climatique. C’est plutôt la mise en forme de relations humaines au gré des seynettes. C’est beau, poétique et surprenant. Le corps à corps entre personnages de latex et comédiens est réussi. A se demander qui tire les ficelles, et qui manipule qui.