Sylvie Vartan au théâtre : "C'est un bonheur de faire rire"

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 21/10/2015 à 11H37
Sylvie Vartan dans "Ne me regardez pas comme ça", au théâtre des Variétés

Sylvie Vartan dans "Ne me regardez pas comme ça", au théâtre des Variétés

© Raymond Delalande / SIPA

Avant de retrouver la scène de l'Olympia en septembre prochain, Sylvie Vartan "s'amuse follement" sur les planches où, à 71 ans, elle fait ses débuts au Théâtre des Variétés dans une pièce de boulevard où elle bouscule son image d'icône yéyé.

"C'est une pièce légère. Mon personnage est extravagant. J'en profite pour m'amuser follement sur scène. C'est un vrai bonheur de faire rire et de s'évader par la comédie. Victoire est obsédée par les paparazzi. C'est un terrain que je connais bien !", confie à l'AFP Sylvie Vartan, qui fait en ce moment ses débuts au théâtre dans une pièce de boulevard, "Ne me regardez pas comme ça", mise en scène par Christophe Duthuron au Théâtre des Variétés.
             
"Jouer la comédie, c'est se rapprocher de l'enfance. Ce sont mes vrais débuts au théâtre, avec un rôle à part entière. En 2011, j'ai participé sous forme de lectures à une pièce féministe, 'L'Amour, la mort, les fringues' des  soeurs Ephron", souligne la chanteuse et comédienne, qui incarne Victoire Carlota, une star de cinéma extravagante et déchue qui tente de renflouer ses finances avec des mémoires, dont l'écriture a été confiée à un "nègre" (Isabelle Mergeault).
 
Dans les années 60, Sylvie Vartan a tourné plusieurs films. En 1994, Jean-Claude Brisseau lui a offert un  rôle dramatique dans "L'Ange noir".

Un album de reprises fin novembre

"Au cinéma, j'ai joué souvent les femmes machiavéliques et calculatrices. J'avais très envie de faire rire. Isabelle Mergault me l'a proposé et je n'ai pas hésité. Mes chansons sont souvent mélancoliques ou sentimentales, mais  j'aime rire comme tout le monde !", assure Sylvie Vartan.
              
Le 27 novembre, la "lycéenne du twist" renouera avec la chanson avec un nouvel album, "Une Vie en musique", sous forme d'une balade nostalgique, de Sofia à Los Angeles, en passant par Paris où elle a été révélée en 1961 par un premier disque "Panne d'essence", en duo avec Frankie Jordan. "J'ai  réenregistré et réorchestré mes chansons incontournables. Ce sont autant de  petites madeleines pour le public, comme pour moi", sourit-elle.
              
D'une rare photogénie, la "plus belle pour aller danser" aura marqué les sixties autant par ses chansons parfois irrévérencieuses pour l'époque ("Comme  un garçon"...), que par ses looks. Les éditions de la Martinière s'apprêtent à la sacrer "icône de mode" avec un livre de Christian et Eric Cazalot, "Le Style Vartan ".

Bouleversée par l'exode des migrants             

"Des visages qui ont éclos dans les années 1960, celui de Sylvie Vartan reste aujourd'hui le plus iconique", estiment les auteurs. "Son look a été copié par toutes les jeunes filles et elle a été l'une des toutes premières à représenter la liberté de la génération baby-boom".
              
Sylvie Vartan, née en Bulgarie en 1944, s'est réfugiée en France avec ses parents après l'intervention des troupes soviétiques. L'afflux massif de migrants depuis plusieurs mois la "bouleverse", confie-t-elle.
              
"Cela me ramène évidemment à ma propre histoire", dit-elle. "Je ressens la détresse de ces gens désespérés qui arrivent sans rien, avec leurs enfants. Il  faut les aider, mais aussi que tous les pays se mobilisent pour éradiquer le mal à l'origine de cet exode".