Rentrée théâtrale : le retour d'Isabelle Adjani, Carole Bouquet, Marie Gillain

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/09/2014 à 10H57
Isabelle Adjani (cérémonie des Césars, 27 février 2010)

Isabelle Adjani (cérémonie des Césars, 27 février 2010)

© Morin Ochlik / IP3 Press / MAXPPP

Isabelle Adjani, Carole Bouquet, Marie Gillain, vedettes de cinéma qu'on n'avait pas vues sur les planches depuis des années, viennent gonfler la liste copieuse des têtes d'affiches de la rentrée théâtrale, de Claude Brasseur à François Berléand, Francis Huster et Jacques Weber.

Isabelle Adjani, dont la dernière apparition au théâtre remonte à 2006 dans "La dernière nuit de Marie Stuart", incarne ici une femme d'influence, rédactrice en chef, dans "Kinship", une pièce contemporaine de l'Américaine Carey Perloff, au Théâtre de Paris (du 21 octobre au 25 janvier 2015). Du trio qu'elle forme avec Carmen Maura et Niels Schneider naîtra la tragédie.
 
Carole Bouquet joue Harold Pinter au Théâtre de l'Oeuvre
 
Carole Bouquet, dont le dernier rôle au théâtre date de 2010, est à l'affiche de "Dispersion", du dramaturge anglais Harold Pinter (16 septembre), dans une mise en scène de Gérard Desarthe au Théâtre de l'Oeuvre. Pinter, maître dans l'art d'instiller la cruauté dans le quotidien le plus banal, fait aussi la rentrée de la Comédie-Française (Vieux-Colombier) avec "Trahisons",  joué par Denis Podalydès et Laurent Stocker (à partir du 16 septembre).
 
Marie Gillain, happée par le cinéma ("Mon père, ce héros", "Marie", "L'appât", "Le bossu") n'était plus montée sur les planches depuis 2002. Elle campera la voluptueuse Vanda dans "La Vénus à la fourrure", tirée du roman érotique de l'Autrichien Leopold von Sacher-Masoch (à l'origine du  "masochisme"), au Théâtre Tristan Bernard, avec Nicolas Briançon (à partir du 15 octobre).
 
Au Théâtre Edouard VII, Audrey Fleurot, la flamboyante héroïne de la série  télévisée "Un village français", est en vedette du "Dîner d'adieu" mis en scène par Bernard Murat. Un couple (Audrey Fleurot et Eric Elmosnino) fait le tri parmi ses vieux amis, en organisant des dîners de rupture. Mais avec leur plus vieux copain (Guillaume de Tonquédec), rien ne se passe comme prévu (à partir du 5 septembre).
 
Claude Brasseur-Clémenceau contre Michel Aumont-Monet
 
Au Théâtre de la Madeleine, "Deux hommes tout nus", de Sébastien Thierry, réserve certainement des situations cocasses avec François Berléand et Isabelle Gélinas (à partir du16 septembre).
 
Le duo d'acteurs est une recette théâtrale éprouvée et celui qui confronte le vieux tigre Claude Brasseur (78 ans) en Clemenceau en colère contre son ami le peintre Claude Monet (Michel Aumont) dans "La colère du tigre" s'annonce savoureux. Au Théâtre Montparnasse à partir du 5 septembre.
 
A la Comédie des Champs-Elysées, Michel Sardou revient dans la maison de sa jeunesse dans "Si on recommençait", d'Eric-Emmanuel Schmitt. Et du même et prolifique Schmitt, "Georges et Georges", une comédie vaudevillesque au Théâtre  Rive Gauche, met en scène les enfants Brasseur (Alexandre) et Sardou (Davy).
 
Francis Huster dans "Le Joueur d'échecs"
 
Toujours au Théâtre Rive Gauche, Francis Huster joue "Le Joueur d'échecs"  d'après Stefan Zweig (à partir du 3 septembre).
 
L'histoire s'invite au Théâtre de l'Atelier avec "Hôtel Europe" de Bernard-Henri Lévy, un monologue interprété par Jacques Weber qui se déroule dans un hôtel à Sarajevo. Le jour de la commémoration du centenaire de la  guerre de 1914, un homme prépare un discours sur l'Europe d'aujourd'hui.

La Pépinière, où l'humour est roi, s'offre une rentrée "100% féminine", avec "2 auteures, 2 metteuses en scène et 6 comédiennes" dans deux pièces, "King Kong Theorie" d'après l'oeuvre de Virgine Despentes (à partir du 2 octobre), et "Chambre froide" : trois femmes échafaudent des plans dans leur cuisine pour assassiner leur mari (à partir du 3 septembre).
 
"Les particules élémentaires" à l'Odéon (Berthier) : un Houellebecq romantique

Au Théâtre du Rond-Point, "Open Space", créé par Mathilda May, met en scène sans parole, mais avec force bruitage et chorégraphie trépidante l'infernal huis clos de la vie de bureau dans ces espaces modernes sans cloisons (du 4 septembre au 19 octobre).

Ceux que Michel Houellebecq et ses provocations laissent froid pourraient changer d'avis en voyant "Les particules élémentaires" au Théâtre de l'Odéon  (Ateliers Berthier) en octobre : la  version qu'en propose une jeune troupe pleine d'audace menée par Julien  Gosselin est à la fois crue, drôle, et -surprise- romantique (du 9 octobre au 14 novembre 2014). C'était un des événements d'Avignon 2013, qui est au programme du Festival d'Automne.

Tout comme "Les Nègres" de Jean Genet, mis en scène par Bob Wilson, à l'Odéon également. Et "Idiot !", une création de Vincent Macaigne d'après le roman de Dostoïevsky, qui promet "le sperme et les larmes, le sang et le rire". En octobre au Théâtre de la Ville et en novembre aux Amandiers de Nanterre.

Romeo Castellucci au Festival d'Automne

Toujours dans le cadre du Festival d'Automne, Romeo Castellucci, dont plusieurs créations onf fait scandale, présentera trois pièces à Paris dont "Go Down, Moses", inspiré par Moïse, au Théâtre de la Ville (du 4 au 11 novembre)

Ou encore le "Macbeth" du Sud-Africain Brett Bailey, un "opéra" campé à Goma (République démocratique du Congo), ensanglantée par la guerre civile. au Nouveau théâtre de Montreuil du 18 au 22 novembre.

A noter parmi les pièces qui tournent en région : "Lucrèce Borgia" avec Béatrice Dalle, "La Vie de Galilée" de Jean-François Sivadier et le "Henry VI" de Thomas Jolly qui a triomphé au festival d'Avignon.