Pierre Niney explique son départ de la Comédie française

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 14/03/2015 à 19H36
Pierre Niney en mars 2015 sur le plateau de "Vivement Dimanche" sur France 2.

Pierre Niney en mars 2015 sur le plateau de "Vivement Dimanche" sur France 2.

© Sipa

Pierre Niney démissionne de la comédie française : l'information est tombée vendredi de façon brutale, sans explications, jetant le trouble. Samedi, le jeune comédien récompensé d'un César du Meilleur acteur pour le "Yves Saint Laurent" de Jalil Lespert, s'est expliqué. Il lui était, dit-il, impossible de maintenir une "double activité" au théâtre et au cinéma.

"Je ne dis par au-revoir au théâtre"

"J'ai donné ma lettre de démission à la Comédie-Française le 15 Janvier 2015. Je ne dis pas au revoir au théâtre pour autant", indique Pierre Niney, 26 ans, dans un message publié par l'AFP.

C'est la première fois que l'acteur entré en 2010, à seulement 21 ans, au sein de la "Maison de Molière" dont il était alors le plus jeune pensionnaire, s'exprime sur ce départ. "Je pense, plus que jamais, que la passerelle entre le cinéma et le théâtre est une chose magnifique qu'il faut cultiver absolument", explique-t-il dans ce commiqué.

"Depuis quelques mois il ne m'était plus possible d'entretenir ce lien comme je l'aurais voulu, étant donné les exigences de la Comédie-Française envers ses pensionnaires", ajoute-t-il. "J'ai passé quatre années superbes au sein de cette troupe" insiste-t-il.

Mais "comme d'autres actrices et acteurs avant moi, je me retrouve dans l'impossibilité de maintenir cette double activité et me dois malheureusement de quitter la troupe", poursuit-il.

Un César pour son interprétation du couturier Yves Saint Laurent

Souvent qualifié de "surdoué", Pierre Niney jonglait jusqu'à présent entre les engagements à la Comédie-Française et les tournages.

Sa composition dans le "Yves Saint Laurent" de Jalil Lespert, son talent pour restituer la timidité maladive comme l'élégance du mythique couturier français et son phrasé particulier, ont été particulièrement salués aussi bien par le public que par la profession. Il a été plusieurs fois nommé aux César (meilleur espoir masculin en 2012 pour "J'aime regarder les filles" de Frédéric Louf et en 2013 pour "Comme des frères" d'Hugo Gélin).