Nominations dans le théâtre : Caubère critique la politique de Filippetti

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 15/07/2013 à 11H52
Philippe Caubère sur scène à Lille le 19 janvier 2012

Philippe Caubère sur scène à Lille le 19 janvier 2012

© PhotoPQR / Voix du Nord

Le comédien Philippe Caubère a critiqué lundi la politique de nominations de la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, à la tête des centres dramatiques nationaux, qui a déjà fait l'objet de polémiques, la qualifiant de "saloperie".

"Aiguiser le conflit jeunes-vieux, hommes-femmes, +conservateurs+/+novateurs+ est une vilaine action", a affirmé Philippe Caubère dans une tribune publiée lundi dans Libération, jugeant que "depuis que ce gouvernement socialiste est en place, le ministère de la Culture n'a communiqué que pour annoncer l'abandon des projets de son prédécesseur, et faire la morale à tout le monde. Tout en réveillant le pire ennemi de notre métier: la division".

"Ici et là, on vire tout simplement et sans autre forme de procès celles et ceux qui n'ont pas le profil", considère le comédien, pour qui la parité, "si elle a un sens pour ce qui concerne la direction administrative, n'en a plus aucun dès qu'il s'agit d'art".

Une tribune pour défendre la politique de la ministre signée par des professionnels
L'ancien comédien du Théâtre du Soleil s'en prend à la trentaine de professionnels du théâtre qui ont signé une tribune pour défendre la politique de la ministre. "Il est affligeant de voir des gens de théâtre accourir au secours d'une +politique+ culturelle aussi désastreuse", juge-t-il.
 
Alors que la ministre a engagé une politique de renouvellement dans les directions des centres dramatiques nationaux, celle-ci a provoqué des remous dans plusieurs théâtres en France. Le directeur du Théâtre des 13 Vents à Montpellier, Jean-Louis Besset, a notamment vivement dénoncé sa non reconduction.

Pour Frédéric Mitterrand, une "approche dogmatique de la culture"
Fin juin, l'ex-ministre de la Culture Frédéric Mitterrand avait estimé que la ministre avait une "approche totalement dogmatique de la culture", et jugé qu'il y avait "quelque chose de systématique dans les remplacements". Aurélie Filippetti a depuis défendu sa politique, soulignant que "nul n'est propriétaire de sa charge sur le territoire de la République".