"Marie Stuart" de Schiller au château de Saint-Marcel-de-Félines

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 03/08/2011 à 12H14
"Marie Stuart" de Schiller au château de Saint-Marcel-de-Félines

"Marie Stuart" de Schiller au château de Saint-Marcel-de-Félines

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Comédiens amateurs et professionnels interprètent "Marie Stuart" de Friedrich Von Schiller au château de Saint-Marcel-de-Félines

Née en Ecosse en 1542 et exécutée en Angleterre en 1587, Marie Stuart est un des personnages historiques les plus romanesques de la Renaissance. Son destin agité et tragique ayant d'ailleurs largement inspiré biographes, dramaturges, romanciers, musiciens et cinéastes.

Reine d'écosse très jeune, Marie grandit dans un climat troublé par les vues de la couronne anglaise sur son royaume, elle est envoyée à la cour de France - plus sûre - où elle sera éduquée.
Elle épouse finalement le roi François II et devient donc reine de France mais son règne est court, le roi meurt jeune et elle retourne dans son pays d'origine pour y ceindre de nouveau la couronne écossaise.
Mais sa terre natale ne lui fait pas bon accueil, son goût "français", sa sophistication et son catholicisme ne lui valent pas les faveurs ni du peuple, ni des nobles, ni des réformateurs religieux.
Le destin de Marie bascule à ce moment-là, elle épouse lord Darnley, un noble sans consistance ni envergure avec lequel elle va rapidement se brouiller.
Alors qu'intrigues et complots se multiplient autour du couple, Marie perd la tête et entame une relation avec le comte de Bothwell, un aventurier qui finit par faire assassiner le deuxième mari de la reine avant de l'épouser lui-même.
Le scandale est énorme et Marie, déjà peu populaire, est arrêtée par un conjuration de nobles écossais.
Elle abdique, contrainte et forcée, en faveur de son fils Jacques âgé de seulement un an.
Elle réussit toutefois à s'évader et à lever une armée mais cette aventure se solde par un nouveau désastre. Elle doit fuir en Angleterre où sa cousine élisabeth 1ère la fait également arrêter et incarcérer.
Cette détention, véritable épine dans le pied d'Elisabeth 1ère, va durer dix-huit ans.
Dix-huit années où Marie va clamer sans trêve ni repos ses prétentions à la couronne écossaise mais aussi anglaise (Elisabeth 1ère étant sans descendance).
La volonté de Marie de capitaliser sur la mort éventuelle d'Elisabeth et des complots répétés vont exaspérer la reine d'Angleterre qui, après bien des pressions et des atermoiements, décide de faire juger Marie.
La reine d'Ecosse est condamnée à mort et Elisabeth camoufle sa décision de signer l'acte d'exécution dans un flot d'indécision dans l'espoir de s'exonérer de sa responsabilité car - à l'époque - condamner un monarque à mort est un acte inédit et gravissime : Marie reste une reine et par conséquent, sa personne est inviolable.
De plus, son exécution crée un fâcheux précédent. Les autres têtes couronnées d'Europe ne s'y trompent pas et crient au scandale et au sacrilège, la France la première.
Toutefois Elisabeth a enfin triomphé de cette éternelle menace mais de par sa mort, la reine d'Ecosse entre dans la légende et elle finit par remporter outre-tombe une autre victoire. Faute d'héritier, Elisabeth sera contrainte de choisir le fils de Marie comme successeur.
Désormais, tous les souverains du Royaume-Uni auront Marie comme ancêtre.
Les deux cousines et rivales sont d'ailleurs presque réunies, inhumées à quelques mètres l'une de l'autre dans l'abbaye de Westminster.

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