Marcel Bozonnet et la Princesse de Clèves : vingt ans d’amour

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 12/05/2015 à 14H57
Marcel Bozonnet sur la scène de la Maison de la Culture d'Amiens, le 11 mai 2015.

Marcel Bozonnet sur la scène de la Maison de la Culture d'Amiens, le 11 mai 2015.

© France 3

C’est ce qu’on appelle une relation durable : depuis près de 20 ans, le comédien et metteur en scène Marcel Bozonnet joue seul sur scène l’un des plus beaux textes de la langue française : "la Princesse de Clèves". Une histoire d’amour et de passion au charme intemporel.

Reportage : F.Fenouillet / G.Payen / D.Choisy
Sur scène, un homme seul en costume de cour du 17e siècle conte la passion malheureuse de la princesse de Clèves pour le duc de Nemours. Cet homme, c’est Marcel Bozonnet. Le comédien et metteur en scène, ancien administrateur général de la Comédie Française, est tombé amoureux de l’œuvre de Madame de La Fayette il y a presque 20 ans.
 

20 ans d’amour fou

Depuis, il entretient la flamme. Chaque année ou presque, il remonte sur scène avec ce texte, reflet d’une courtoisie raffinée propre au « roman à la Française ». Un style qu’un ancien président de la République avait raillé, le jugeant élitiste et poussiéreux, mais qui demeure à ce jour l’un des monuments de la littérature française.
 

Un homme de conviction

Cette conviction, avec laquelle il défend les couleurs de la Princesse de Clèves, Marcel Bozonnet l’a également appliquée à sa gestion de la Comédie Française. En 2006 alors qu’il est administrateur de l’institution, il refuse de monter une pièce du dramaturge autrichien Peter Handke. Ce dernier vient de se rendre aux obsèques de l’ancien président serbe Slobodan Milosevic auquel il rend un vibrant hommage.

Une polémique s’ensuit qui coûtera sa place à Marcel Bozonnet. En juillet 2006, il apprend qu’il n’est pas reconduit à la tête de la Comédie Française, une décision officiellement sans lien avec l’affaire Handke.