Les arts de la rue s'emparent de Parthenay

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 10/05/2009 à 10H19
Les arts de la rue s'emparent de Parthenay

Les arts de la rue s'emparent de Parthenay

© Culturebox

La commune de Parthenay dans les Deux-Sèvres a vécu une semaine au rythme d'un festival de spectacles de rue baptisé "Ah ? dans la rue" par les organisateurs, membres de la compagnie La Martingale. L'édition 2009 était placée sur le thème du voyage, et pas n'importe lequel : le voyage à la façon de Nicolas Bouvier, l'auteur de "L'usage du monde". Sous cette bannière, du théâtre, du cirque, des lectures, de la danse étaient proposés au public.

"On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore." Nicolas Bouvier, écrivain - voyageur suisse, restera comme l'un des auteurs ayant écrit les plus beaux livres du genre. L'un des premiers, "L'usage du monde", a d'ailleurs été consacré comme "ouvrage culte" par le magazine Lire. Il faut dire que Nicolas Bouvier est un ciseleur de mots. Dans ce livre, il évoque  le voyage qu'il fit pendant trois ans dans les années 50 de la Suisse au Japon. Un modèle de lenteur, d'observation, de descriptions. L'écrivain puise dans toutes les subtilités de la langue française pour faire ressentir le moindre détail, la moindre odeur, le moindre comportement. Pour prendre la mesure, des extraits sont publiés sur ce site : http://nicolasbouvier.avoir-alire.com/
Et voici un cout passage de L'usage du monde :
" Adossé contre une colline, on regarde les étoiles, les mouvements vagues de la terre qui s'en va vers le Caucase, les yeux phosphorescents des renards. Le temps passe en thés brûlants, en propos rares, en cigarettes, puis l'aube se lève, s'étend, les cailles et les perdrix s'en mêlent... et on s'empresse de couler cet instant souverain comme un corps mort au fond de sa mémoire, où on ira le rechercher un jour. On s'étire, on fait quelques pas, pesant moins d'un kilo, et le mot "bonheur" paraît bien maigre et particulier pour décrire ce qui vous arrive."