La dernière nuit du Che au Théâtre du Chêne Noir

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 20/11/2009 à 10H27
La dernière nuit du Che au Théâtre du Chêne Noir

La dernière nuit du Che au Théâtre du Chêne Noir

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Le théâtre du Chêne Noir à Avignon propose jusqu'au 29 novembre 2009 "La dernière nuit du Che". Il s'agit d'une pièce écrite par l'argentin Jose Pablo Feinmann. Il a imaginé ce qu'auraient pu être les dernières heures du révolutionnaire, prisonnier en Bolivie, aux portes de l'exécution, s'il avait rencontré un historien et longuement fait le bilan avec lui. Le Che est incarné par le comédien Olivier Sitruk, et la mise en scène est signée par le directeur du théâtre Gérard Gelas.
Ernesto Che Guevara est mort en octobre 1967, lors d'un ultime combat au nom de la révolution et de ses idéaux. Il se trouvait en Bolivie, au pied de la Cordillère des Andes. Le pays était tenu par le dictateur René Barrientos. Les guérillas naissantes avaient conduit le général à instaurer la loi martiale. Le Che fut capturé, et exécuté sans autre procès. 38 ans après, en 2005, le Monde Diplomatique a recueilli le témoignage d'un des rares journalistes qui se trouvait sur place, un récit précieux pour retrouver le contexte de cette disparition prématurée.
Che Guevara a par ailleurs eu le temps d'écrire des lettres d'adieux, à Fidel Castro, et à ses proches :

 A mes enfants
Chers Hildita, Aleidita, Camilo et Ernesto,

Si un jour vous avez à lire cette lettre c'est que je ne serai plus parmi vous. Vous m'aurez presque oublié et les plus petits ne se souviendront de rien. Votre père a été un homme qui agit comme il pense, et qui sans aucun doute a été fidèle à ses convictions. Devenez de bons révolutionnaires. Etudiez beaucoup pour maîtriser la technique qui permet de dominer la nature. N'oubliez pas que la Révolution est ce qu'il y a de plus important et que chacun de nous, tout seul, ne vaut rien. Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre coeur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire.

 Adieu, mes enfants, j'espère encore vous revoir. Un gros baiser de Papa