Karin Viard dans « Lucide » : déjantée… et lucide

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/01/2012 à 15H57
Karin Viard dans "Lucide"

Karin Viard dans "Lucide"

© Delalande/SIPA

« Lucide » c’est l’histoire de Tété, alias Karin Viard, et de ses deux enfants, Lucrèce (Léa Drucker) et Lucas (Micha Lescot), unis par un étrange pacte. Tété et sa fille se déchirent, tandis que Lucas essaie, sur les conseils de son psy, de se détacher de sa mère et s’habillant comme elle. Cette famille tombe en morceaux…

On aime : cette atmosphère étrange distillée dès le début du spectacle. L’anniversaire de Lucas, dans un restaurant très année 70, se termine par une engueulade avec sa mère et sa sœur. Rêve-réalité ? Dans cet entre deux, Karin Viard (drôlissime blonde hollywoodienne), Léa Drucker et Micha Lescot, délicieusement déjantés, jamais hystériques, déploient juste ce qu’il faut d’extravagance.

Mystérieux encore ce retour de Lucrèce après 15 ans d’absence. Vient-elle réclamer le rein qu’elle a donné à Lucas, son frère, sans que celui-ci ne le sache ? Oublié le métro-boulot-dodo, on est prêt à se laisser aller au délire et à la douce folie du metteur en scène argentin, Marcial Di Fonzo Bo.

Di Fonzo Bo installé à Paris depuis 1987, a travaillé avec Afredo Arias. Il fait partie de cette génération des années 70 qui pratique, de façon naturelle, la subversion, notamment au sein d'un collectif d'acteurs, la compagnie des Lucioles, qui s'intéresse exclusivement aux écritures contemporaines. Comédien et metteur en scène, il aime nous faire découvrir les auteurs de son pays d’origine, Copi, Spregelburd…

On n'aime pas : qu'une fois posé le propos extrêmement fort, la pièce de Spregelburd se dilue, cette fois, dans le bavardage. Ça manque de rebondissements, la pièce n'avance pas. Du coup le dénouement, qui aurait du être un coup de poing, nous laisse presque indifférent.

"Lucide" au Théâtre Marigny jusqu'au 7 avril.
Du mardi au samedi à 21h. Matinée le samedi à 16h30
Réservations : 0892 222 333