Juliette Drouet, le monde a sa pensée, Victor Hugo avait son coeur

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 09/03/2012 à 11H37
Juliette Drouet, muse de Victor Hugo

Juliette Drouet, muse de Victor Hugo

© France 3 / Culturebox

Anthéa Sogno, à l'affiche de "Victor Hugo, mon amour" à la Comédie Bastille depuis maintenant six ans, s'évertue à réhabiliter Juliette Drouet, éternelle amour et muse de Victor Hugo. Son rôle fût déterminant pour l'écrivain. Il lui doit la vie, et une partie de son oeuvre.

Après le coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851, cette petite bretonne née à Fougères organisa la fuite de l'auteur en Belgique. A son arrivée à Bruxelles aux côtés de Victor Hugo, elle avait la malle aux manuscrits, dans laquelle se trouvait "Les misères" qui devînt plus tard "Les misérables".

La comédienne Anthéa Sogno, qui a écrit la pièce "Victor Hugo, mon amour" d'après les quelques 23 000 lettres que l'écrivain échangea avec Juliette Drouet, a interpellé la ville de Paris pour que soit renommée une statue de James Pradier, qui trône place de la Concorde. Juliette Drouet servit de modèle au sculpteur pour réaliser son oeuvre, elle fut sa maîtresse avant de devenir l'immense amour de Victor Hugo.

"Quand deux coeurs en s'aimant ont doucement vieilli,
Oh ! quel bonheur profond, intime, recueilli !
Amour ! hymen d'en haut ! ô pur lien des âmes !
Il garde ses rayons même en perdant ses flammes.
Ces deux coeurs qu'il a pris jadis n'en font plus qu'un.
Il fait, des souvenirs de leur passé commun,
L'impossibilité de vivre l'un sans l'autre.
(Juliette, n'est-ce pas, cette vie est la nôtre !)
Il a la paix du soir avec l'éclat du jour,
Et devient l'amitié tout en restant l'amour !"

Victor Hugo, Toute la lyre, VI, 64 (1ère publication en 1897)