"Golgota Picnic" : une pièce en hommage à une religion d'amour et de paix pour Jean-Michel Ribes

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 30/10/2015 à 18H01
Jean-Michel Ribes, devant le théâtre du Rond-Point en octobre 2015

Jean-Michel Ribes, devant le théâtre du Rond-Point en octobre 2015

© Thomas Samson / AFP

Le directeur du théâtre du Rond-Point, Jean-Michel Ribes, a défendu vendredi la pièce "Golgota Picnic", "plutôt un hommage à une religion d'amour et de paix", alors qu'elle lui vaut d'être poursuivi par une association pour provocation à la haine envers les chrétiens.

Le "message" de la pièce du dramaturge argentin Rodrigo Garcia était: "enlevez toutes les exactions" qui accompagnent la religion, a expliqué Jean-Michel Ribes à la barre de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

L'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (Agrif), reproche notamment à la pièce de présenter l'iconographie comme "une iconographie de la terreur, qui pousse les gens à faire le mal", a affirmé l'avocat de l'association, Me Jérôme Triomphe.

"Si on lit la Bible, c'est d'une pornographie insensée"

"Il y a peut-être une perversion dans ces peintures", a estimé Jean-Michel Ribes. "Si on lit la Bible, c'est d'une pornographie insensée", a-t-il lancé. Lors de ses représentations en France (à Toulouse en novembre 2011 et Paris en décembre 2011) la pièce a opposé les catholiques traditionalistes, qui la jugent blasphématoire et "christianophobe", et les défenseurs de la liberté de création. "C'était là où était le scandale du christianisme, c'était honteux", a déclaré Jean-Michel Ribes, s'en prenant aux traditionalistes de Civitas (organisation catholique intégriste, ndlr), "secte insensée", selon lui. Ne comprenant pas ce que l'on reproche à ce texte, dont l'auteur n'était pas visé par les poursuites de l'Agrif, Jean-Michel Ribes s'est défendu de toute provocation à la haine: "on a fait ça parce que c'est un grand texte". À l'issue des débats, qui se poursuivaient en fin d'après-midi, le tribunal devrait mettre son jugement en délibéré à plusieurs semaines.