"Golgota Picnic" : Frédéric Mitterrand défend la laïcité

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 11/12/2011 à 14H34
Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand

Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand

© FRANCOIS GUILLOT/AFP

Alors qu’une manifestation de catholiques intégristes devait se tenir dimanche après-midi devant le théâtre du Rond-Point à Paris, où est présentée la pièce «Golgota Picnic », le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a estimé que la "laïcité de l'État" devait être protégée "quoi qu'il en coûte".

"Je ne sais pas ce que c'est que cette notion de blasphème. On est dans un pays laïque et chacun a le droit de soutenir ses opinions", a déclaré le ministre interrogé sur Canal+.

Frédéric Mitterrand s'est présenté comme "agnostique mais de tradition chrétienne". "Je suis très attaché à la tradition chrétienne dans notre pays. En tant que ministre de la Culture, je soutiens tous les maires qui me demandent de les aider à reconstruire leur chapelle, etc.", a-t-il expliqué.

"Mais en même temps, je suis de tradition républicaine, donc je trouve que la liberté de conscience et la laïcité de l'État doivent être protégés quoi qu'il en coûte", a-t-il souligné, précisant ne pas avoir vu la pièce de l'Argentin Rodrigo Garcia.

Les ultra-catholiques dénoncent une lecture provocante des Évangiles, une scène de crucifixion trash et une peinture du Christ en "putain de diable". En octobre, emmenés par l'Institut Civitas, des intégristes catholiques avaient manifesté plusieurs soirs devant le théâtre de la Ville à Paris, pour protester contre la pièce "Sur le concept du visage du fils de Dieu" de Roméo Castellucci, qu'ils jugent également "christianophobe".