Festival d'Avignon: les élèves de l'Ecole des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières se préparent

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/07/2009 à 10H31
Festival d'Avignon: les élèves de l'Ecole des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières se préparent

Festival d'Avignon: les élèves de l'Ecole des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières se préparent

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Parmi les spectacles présentés au Festival d'Avignon 2009, le public pourra découvrir celui des élèves de l'ESNAM, l'Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières) du 8 au 12 juillet, à l'ISTS-Cloître Saint-Louis. Quinze élèves, français et étrangers, proposeront "Le Théâtre ambulant Chopalovitch". Pour ces étudiants qui terminent leur première année, c'est un moment fort qui demande une grosse préparation.

L'ESNAM est la seule école en France se consacrant à la formation des acteurs-marionnettes. En 1981, le marionnettiste Jacques Félix créé l'Institut International de la Marionnette. Six ans plus tard, c'est Margareta Niculescu qui fonde le centre de formation, un endroit unique à l'époque et qui n'a toujours pas d'équivalent aujourd'hui en France. Dès sa création, la volonté de l'école a été d'accueillir au moins un tiers d'étudiants venant du monde entier. Une ouverture qui lui permet de se faire connaître et apparemment, l'Esnam jouit d'une très bonne réputation à l'étranger. Le cursus se déroule en trois ans. Les deux premières années sont consacrées à l'acquisition des techniques fondamentales (l'ombre, la marionnette à fil, la tringle, la gaine). La dernière année est celle de la création avec un projet collectif et un projet de fin d'étude. On peut se poser des questions quant aux débouchés de cette filière. Pourtant, il semble nombreux parce qu'aujourd'hui, la marionnette s'est déclinée pour donner naissance à d'autres arts, à des écritures scéniques très diverses qui s'appuient sur l'image, les matériaux, la scénographie. Cela permet aux étudiants de s'insérer dans de nombreux spectacles. En apprenant à fabriquer des marionnettes, ils sont aussi en mesure de répondre à des demandes très spécifiques. C'est ainsi que le cinéma d'animation fait souvent appel à ces "spécialistes du mouvement" pour réaliser ses maquettes.