"Darling" de Jean Teulé adapté au théâtre à Yssingeaux

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 28/11/2012 à 11H03
Darling se marie

Darling se marie

© France3/Culturebox

« La seule chose qui m'intéressait chez mes parents, c'est la route qui passait devant. Les camions et les routiers qu'on voyait dedans. » Darling est une jeune fille un peu paumée, coincée entre deux parents déprimants au bord d'une autoroute. Son seul échappatoire c'est la CB, par le biais de laquelle elle rencontre son futur mari. Le roman "Darling" de Jean Teulé traite de la vérité, de "la merde des inconnus", celle dont "tout le monde se fout". Et après le film de Christine Carrière réalisé en 2007, c'est sur les planches que cette histoire tristement banale est adaptée, par la Compagnie Nosferatu Productions. La première aura lieu vendredi, au théâtre d'Yssingeaux, en présence de l'auteur.

Refusant de sombrer dans le pathétique, les deux comédiens de la Compagnie Nosferatu ont souhaité retranscrire ici la détresse de cette femme perdue entre âge adulte et adolescence, entre ses parents et son mari violent, entre le confort d'un foyer et la route, prometteuse, qui devant elle débite son flot de camions remplis d'hommes inconnus qui eux voient du pays. Attirée par cette aventure si proche, elle passe son temps sur sa CB, à voyager en dialogue à travers une France vibrante et déprimante.

Réédition de "Darling" avec pour couverture une image du film de Christine Carrière

Réédition de "Darling" avec pour couverture une image du film de Christine Carrière

© DR

Le roman de Jean Teulé "Darling", paru en 1998, raconte donc l'histoire de Catherine Nicolle, qui doucement refuse de plier sous la cruauté qui prépondère dans son existence morne, rythmée par les moteurs et brimades qui semblent ne jamais devoir finir. Et dans l'adaptation cinématographique sortie en 2007, c'est Marina Foïs qui incarne avec brio une "Darling" maladive, au physique ingrat, mais ardente, innocente et combative.