Conservatoire d'art dramatique : Daniel Mesguich cède la place à Claire Lasne

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 04/11/2013 à 18H36
Daniel Mesguich, comédien et metteur en scène, ici en 2003.

Daniel Mesguich, comédien et metteur en scène, ici en 2003.

© Jean-Pierre Muller / AFP

Claire Lasne-Darcueil succédera à Daniel Mesguich à la tête du Conservatoire national supérieur d'Art dramatique, a annoncé lundi le ministère de la Culture. En février, le conservatoire avait été secoué par une fronde de ses élèves, qui en avaient appelé dans une missive au ministère de la Culture. Ils ont finalement eu la tête du directeur de la première école d'art dramatique de France.

Claire Lasne a un parcours varié
Selon un communiqué publié lundi, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti a proposé au président de la République de nommer Claire Lasne à la tête de la prestigieuse école de théâtre.
 
Claire Lasne a un parcours extrêmement varié dans le théâtre, ayant travaillé à la fois "en salle, sous chapiteau, en extérieur, avec des publics très différents", souligne le ministère.
 
Après avoir fondé la compagnie "Les Acharnés" avec Mohamed Rouabhi, elle a dirigé de 1998 à 2010 le Centre dramatique Poitou-Charentes, et co-dirige aujourd'hui la Maison du comédien Maria Casarès en Charente tout en poursuivant son activité de metteur en scène au sein de sa compagnie "Dehors / dedans".
 
La fronde des étudiants contre Mesguich
Les étudiants du CNSAD avaient contesté violemment la gouvernance de Daniel Mesguich, en place depuis octobre 2007, et notamment son manque d'ouverture sur l'extérieur ainsi que "l'opacité de la ligne pédagogique de l'école", dans un courrier envoyé au ministère et publié par le Figaro.fr. en février dernier.

Daniel Mesguich avait rétorqué par une missive cinglante de 21 pages en évoquant une lettre "vide, indigente", qui s'apparentait selon lui à de la "délation". Mais il reconnaissait toutefois des "dysfonctionnements". Et expliquait les supposés "manque d'ouverture vers l'extérieur" et "conservatisme de l'enseignement" par la volonté de "préserver [les étudiants] des effets de mode (fulgurants, en nos métiers). J'ai voulu éviter les ‘tubes de l'été'.

"Je ne suis pas un roi assis sur mes élèves", assurait-il aussi, affirmant qu'il donnerait "sa démission de directeur sans qu'on ait besoin de le menacer".
 
Lundi, la ministre de la Culture a tenu dans son communiqué à "saluer Daniel  Mesguich et à le remercier pour son engagement en tant que directeur du  Conservatoire, fonction qu'il quitte pour retrouver son activité d'artiste".