« Oh my God ! » : vibrant

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 14/12/2011 à 15H37
Jonathan Pryce et  Hugh Dancy dans "Oh my God" de Tanya Wexler

Jonathan Pryce et Hugh Dancy dans "Oh my God" de Tanya Wexler

© Haut et Court

De Tanya Wexler (Grande-Bretagne), avec : Maggie Gyllenhaal, Hugh Dancy, Jonathan Pryce, Rupert Everett, Ashley Jensen, Felicity Jones - 1h39 - Sortie : 14 décembre

Dans l’Angleterre Victorienne, Mortimer Granville, jeune médecin, entre au service d'un spécialiste de l’hystérie féminine. Il met au point un objet révolutionnaire : le vibromasseur.
 

De Tanya Wexler (Grande-Bretagne), avec : Maggie Gyllenhaal, Hugh Dancy, Jonathan Pryce, Rupert Everett, Ashley Jensen, Felicity Jones - 1h39 - Sortie : 14 décembre   Lire la critique

Américaine, Tanya Wexler signe avec "Oh, my God" un film à la tonalité toute britannique. Reposant sur un sujet original – l’invention du vibromasseur dans l’Angleterre victorienne – elle concocte un bijou d’humour nacré.

Hysteria
Drôle et léger, "Oh my God" ne se moque pas pour autant de sa matière première, en la resituant dans un contexte victorien très bien cerné et reconstitué.  Etonnant de voir en quinze jours trois films posant le sexe en équation avec la médecine. "A Dangerous Method", de David Cronenberg (sur la rencontre entre Freud et Jung autour d’une hystérique), "Augustine" (sur les rapports entre le Pr. Charcot et une hystérique), sortent la semaine prochaine.

A leur différence "Oh my God" est réalisé par une femme. Le titre original en est "Hystéria".  On s’y retrouve.  Trois films sur le sujet en quize jours, pourquoi tant de précipitation,  d’emballement… d’hystérie ?

Ashley Jensen dans "Oh my God" de Tanya Wexler

Ashley Jensen dans "Oh my God" de Tanya Wexler

© Haut et Court

Cosy
"Oh my God" a au moins l’avantage d’ouvrir le bal. Tanya Wexler traite le sujet par l’incongru, en ressortant des tiroirs les origines du vibromasseur, inconnue de tout le monde. Elle introduit du coup une distance par la trivialité et l’humour. Alors que le Cronenberg et le Charcot sont droits dans leurs bottes.

Dans un écrin "cosy", le film jouit d’acteurs impeccables, qui renouent avec la comédie britannique, sous la direction d’une Américaine. Plaisir de retrouver Jonathan Pryce ("Brazil") trop rare à l’écran. Le ton est enlevé, mélangé de bluette sentimentale, joliment photographié, comme pour tempérer le feu sous la braise. L’éducation anglaise.