"Fernandel, le rire aux larmes", au château de la Buzine à Marseille

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 23/07/2012 à 16H47
  • L'auberge rouge. 1951
  • Regain. 1937
  • Le voyage du père
  • Don Camillo. 1955
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  • L'auberge rouge. 1951
    L'auberge rouge. 1951 © AFP/Kobal
  • Regain. 1937
    Regain. 1937 © AFP/Kobal
  • Le voyage du père
    Le voyage du père © Dole
  • Don Camillo. 1955
    Don Camillo. 1955 © AFP

Le site marseillais de la Buzine, immortalisé par Marcel Pagnol dans "Le château de ma mère", consacre une exposition à "Fernandel, le rire aux larmes", qui se tient jusqu'au 30 septembre. Elle retrace la carrière de cet acteur populaire avec des photos et des affiches mais surtout une rétrospective d'une vingtaine de films dans ce site qui abrite la Maison des cinématographies.

"Heureusement, je n'étais pas laid à faire peur, j'étais laid à faire rire, et c'est ce qui m'a sauvé", disait de lui-même Fernand Joseph Désiré Contandin, alias Fernandel, né en 1903 dans la cité phocéenne.

L'exposition rappelle les débuts de l'acteur sur les scènes de music-hall, en tant que comique troupier, avant de suivre l'évolution de sa carrière au cinéma, longue de 40 ans et riche de 149 films.

Le voyage du père

Le voyage du père

© Dole
 

"En revisitant ses films, on redécouvre non seulement le très grand acteur qu'il a été mais aussi une France disparue, ce qui leur confère un intérêt historique et sociologique", explique André Ughetto. En 1937, c'est le film "Le rosier de Mme Husson", tiré d'une nouvelle de Maupassant, qui révèle Fernandel au public. Il y incarne un jeune homme innocent, un peu benêt. Comme son sourire chevalin, cette image d'éternel naïf va le suivre pendant toute sa carrière, dans laquelle le registre comique prédomine.

Regain. 1937

Regain. 1937

© AFP/Kobal
Le commissaire de l'exposition souligne, toutefois, que Marcel Pagnol avait pressenti l'étendue du registre d'acteur de Fernandel et lui avait donné "des rôles qui élargissaient sa palette", notamment dans les films "Angèle" et "Regain", tirés de romans de Jean Giono. L'exposition s'accompagne de la projection de certains des films de l'acteur. André Ughetto publie un livre, intitulé aussi "Fernandel, le rire aux larmes" (Editions Hoëbeke), qui sortira en librairie le 6 septembre. 

Fernandel se confie sur ses débuts en 1966

 

L'exposition s'accompagne de la projection de films à l'occasion de "ciné-brunches":
- Mardi 24. 15H: "La fille du puisatier" de Marcel Pagnol.
- Dimanche 29. 14H: "Topaze" de Marcel Pagnol.
- Mardi 31. 15H: "Crésus" de Jean Giono.
- Dimanche 5 août. 14H: "L'armoire Volante" de Carlo Rim.
- Mmardi 7. 15H: "Fric Frac" de Claude Autrant-Lara.
- Dimanche 12. 14H: "Meurtres" de Richard Pottier.
- Mardi 14. 15H: "Le voyage du père" de Denys de la Patellière.
- Dimanche 19. 14H: "La vache et le prisonnier" d'Henri Verneuil.
- Samedi 21. 15H: "Sénéchal le magnifique" de Jean Boyer.
- Dimanche 26. 14H: "Le couturier de ces dames" de Jean Boyer.
- Mardi 28. 15H: "Le mouton à cinq pattes" d'Henri Verneuil.
- Dimanche 2 septembre. 14H: "Adhémar ou le jouet de la fatalité" de Fernandel.
- Mardi 4. 15H: "La table aux crevés" d'Henri Verneuil.
- Vendredi 7. 22H30: "L'auberge Rouge" de Claude Autant-Lara.

Château de la Buzine. 56, traverse de la Buzine. 13011 Marseille