Alain Doutey et Marie-Christine Barrault : un couple complice pour des "Confidences"

Par @Culturebox
Mis à jour le 14/09/2017 à 12H08, publié le 13/09/2017 à 13H00
"Confidences" oscille avec finesse entre gravité et humour, au Théâtre Rive-Gauche

"Confidences" oscille avec finesse entre gravité et humour, au Théâtre Rive-Gauche

© F. RAPPENEAU

"Confidences" est une création de l’auteur américain de comédies musicales à succès Joe Di Pietro. Après le triomphe de la pièce à Broadway, Eric-Emmanuel Schmitt s’empare du texte, pour en délivrer une adaptation drôle et tendre au Théâtre Rive-Gauche à Paris, portée par Alain Doutey et Marie-Christine Barrault.

Georges (Alain Doutey) bat son fils (Arthur Fenwick) à plate couture au tennis. Ce dernier rumine, ébranlé, avant de cracher le morceau : il est amoureux. Mais pas de sa femme, avec laquelle il vient d’avoir un enfant. Il conjure Georges de garder le secret. C’était sans compter le sixième sens et la pugnacité de sa mère (Marie-Christine Barrault) qui pressent tout de suite que quelque chose cloche. Elle décide donc d’inviter toute la famille pour mettre les choses au clair.

Malins petits mensonges

"Clever Little Lies" (en français "malins petits mensonges"), est le titre originel de la pièce. Eric-Emmanuel Schmitt, lui a préféré "Confidences", en écho au ton de la pièce, intimiste, subtile, tendre. Les comédiens sont justes : Arthur Fenwick, grand ado dégingandé, est parfait en jeune premier torturé. Claudia Dimier, son épouse, est aussi une mère hystérique, obnubilée par son nouveau-né. Alain Doutey et Marie-Christine Barrault, parents lumineux, dégagent une douce complicité.
Marie-Christine Barrault, lumineuse dans "Confidences"

Marie-Christine Barrault, lumineuse dans "Confidences"

© F. RAPPENEAU
Cette pièce trans-générationnelle parle avec humilité et dérision du couple et de la relation parents-enfants. Elle reprend un thème récurrent de la comédie : une vérité encombrante peut-elle entraver le bonheur quotidien ? Mais la pièce se garde bien d’user de quiproquos à répétition, privilégiant des dialogues rythmés, des silences évocateurs et des jeux de regard. La mise en scène sobre et subtile de Jean-Luc Moreau oscille entre humour et gravité. Elle est naïve sans niaiserie, drôle mais pas grotesque, simple et authentique. On en sort légers.
Confidences affiche © Théâtre Rive-Gauche