Le Street Art passe à la 3D en explosant les murs

Par Anthony Laurent @Culturebox
Mis à jour le 06/03/2013 à 19H13, publié le 05/03/2013 à 11H39
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C'est la force d'un art vivant, en perpétuelle mutation. Il crée de nouveaux codes et ré-invente ses outils. Oubliés les marqueurs et les bombes aérosols, remisés les pochoirs et les affiches, avec l'artiste portugais "Vhils" l'art urbain passe au marteau-piqueur et aux explosifs. Détonnant, non ?!?

Le Street art est apparu en même temps que la prise de conscience par les artistes de l'émergence d'un nouvel environnement urbain. Ils se sont inspirés de ses représentations (architecture, transports, friches industrielles...) pour s'en servir de supports, en détourner la fonction, leur offrir une dimension artistique et interroger le passant sur son rapport à la cité. Près d'un demi-siècle après l'apparition des graffitis sur les rames du métro new-yorkais, les artistes urbains continuent de défricher la ville, d'en piller les symboles, pour en restituer l'essence. Comment s'étonner qu'ils adoptent aujourd'hui deux éléments aussi constitutifs de l'expansion urbaine que le marteau-piqueur et les explosifs.

Reportage : V.Gaget, N.Duboz, L.Calvy, I.Palmer
C'est en 2008 que l'art de "Vhils" fait unanimement vibrer la critique et le grand public. Invité du "Cans festival" à Londres, par Banksy, l'une des figures majeures du Street art anglais et organisateur du festival, Vhils offre une superbe démonstration de son percutant talent. Sa fresque, un visage taillé dans la brique, fait sensation à quelques centimètres de l'œuvre du maître local.         
Affiche du "Cans festival 2008" à Londres

Affiche du "Cans festival 2008" à Londres

© Wooster collective
Les œuvres de Vhils sont visibles sur internet (voir "A lire aussi"), mais également à Paris à la galerie Mgada Danysz (située au 78, rue Amelot dans le XIème arrondissement), ou encore à Lisbonne (Portugal) à la galerie Vera Cortes.