Pour 39 000 euros, cette robe luminescente s'allume selon vos mouvements

Par @Culturebox
Publié le 04/03/2016 à 13H08
La "robe luminescente" présentée à Mulhouse

La "robe luminescente" présentée à Mulhouse

© Sébastien BOZON / AFP

Elle coûte 39.000 euros, on ne peut pas la laver, mais elle scintille grâce à des LED intégrées dans le tissu et des détecteurs électroniques de mouvement : une PME mulhousienne a dévoilé cette semaine une "robe luminescente" qu'elle présente comme unique au monde.

Quelque 200 personnes ont assisté jeudi soir à Mulhouse à une présentation de ce coûteux vêtement, une robe couleur bleu nuit agrémentée de motifs dorés, rehaussés de lignes lumineuses.

Spinali Design, l'entreprise qui a imaginé cette trouvaille, n'a pas l'ambition d'en écouler beaucoup, mais plutôt de "faire la démonstration d'un savoir-faire", souligne Romain Spinali, son responsable de l'innovation.

Puces et LED dans le tissu

Lorsqu'elle repose sur un cintre, ou que sa propriétaire reste immobile, la robe semble "normale" et ne s'allume pas. Mais dès qu'on la met en mouvement, ou même qu'on s'approche d'elle à moins de 15 cm, cinq puces électroniques dissimulées dans des coutures détectent ce mouvement, via l'énergie "capacitive" du corps, ce qui allume certaines des quelque 100 minuscules LED (de 0,2 mm) disséminées à travers le tissu.

Cette technologie a été développée en partenariat avec le pôle "recherche technologique" du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Grenoble. Pour l'heure, un unique prototype a été fabriqué, mais l'entreprise affirme pouvoir en produire cinq... sur mesure évidemment.

Gare aux tâches !

A un tel coût, cette robe de gala se doit d'être traitée avec précaution:  pas question de la tacher lors d'un cocktail, car le tissu ne peut être mouillé. On ne peut donc pas la laver, ni en machine ni à la main, à part sa doublure intérieure.

Spinali Design avait créé le buzz en 2015 en commercialisant des bikinis "connectés", munis d'un capteur UV, et capables de prévenir par smartphone leur propriétaire qu'elle doit s'enduire de crème solaire. "Nous en avons vendu un millier en moins d'un an, mais vu la demande, nous aurions pu en écouler 1.000 par semaine", s'est félicité M. Spinali.