Le tatouage, une affaire d'artistes et de collectionneurs

Par @Culturebox
Mis à jour le 05/03/2016 à 15H17, publié le 05/03/2016 à 15H09
Mikaël de Poissy s'inspire des vitraux pour ses créations

Mikaël de Poissy s'inspire des vitraux pour ses créations

© France 3 Culturebox

La 3e édition du Mondial du Tatouage se tient jusqu’au 6 mars à la Villette à Paris. Plus de 30 000 visiteurs sont attendus pour ce rendez-vous qui rassemble 360 tatoueurs du monde entier. Certains revendiquent leurs créations comme étant des œuvres d’art, recherchées par les collectionneurs.

D’après un sondage Ifop publié en 2010, 10% des Français seraient tatoués. Un chiffre en constante progression qui fait dire à certains que "la mode, bientôt, sera de ne pas être tatoué" ! Mais entre le petit tatouage « mignon » au creux des reins et les véritables fresques qui ornent le corps de certains, il y a une différence. La tatouage peut être une affaire de collectionneur comme le montre ce reportage réalisé chez Mikaël de Poissy. Ce Français passionné de dessin, d’histoire et d’histoire de l’art s’est spécialisé dans les tatouages inspirés de l’art des vitraux. Après plus de vingt ans de pratique, il se considère comme un artiste.

Reportage : M. Prevost / P. Alies / C. Gombergh
Le tatouage suivra t-il la même trajectoire que le street art qui a fini par s’imposer comme un art à part entière, entrant dans les galeries et les musées, et faisant l’objet d’enchères très relevées ? C’est ce que souhaite Tin-Tin, le créateur du Mondial du tatouage : "Tout prouve que nous sommes des artistes selon la définition de l'Unesco : est artiste toute personne qui crée et considère que sa création est un élément essentiel de sa vie, contribuant au développement de l'art et de la culture. Pourtant, on a toujours perdu... L'Etat et les jurisprudences se contredisent. Les ministères se renvoient la balle...".