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Coupes bugétaires : plusieurs centaines de "marcheurs" pour la culture

Publié le 10/02/2014 à 15H52, mis à jour le 10/02/2014 à 17H42
La Marche pour défendre la Culture, à Paris, lundi 10 février 2014.

La Marche pour défendre la Culture, à Paris, lundi 10 février 2014.

© Eric Feferberg
Plusieurs centaines de professionnels de la culture ont défilé lundi pour protester contre les coupes budgétaires dans ce secteur lors d'une "marche" organisée par des syndicats de salariés et d'employeurs.
"Nous sommes un millier cet après-midi à Paris. Ils étaient 100 ce matin à Marseille et d'autres marches sont organisées aujourd'hui à Metz, Bordeaux, Montpellier...", a lancé au début de la manifestation Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT-Spectacle. 
 
Le visage masqué de blanc, des salariés du Théâtre Marigny menacés de licenciement cotoyaient des représentants de la Comédie-Française, des artistes-interprètes ou encore des journalistes dans le défilé parisien. 
 
Partie de la place de la République, la manifestation devait s'achever dans l'après-midi au Palais-Royal, non loin du ministère de la Culture. Une délégation devait entre temps être reçue par des conseillers du Premier ministre.  

La marche pour la culture
La marche pour la culture © Eric Feferberg/AFP

Les craintes et la colère des manifestants

Les manifestants craignent de nouvelles baisses sur les budgets culturels de l'Etat et des collectivités territoriales et s'inquiètent des conséquences de certaines dispositions du projet de loi sur la décentralisation. Ils redoutent également le résultat des futures négiociations de l'assurance-chômage sur les intermittents du spectacle.
 
"C'est davantage que de la crainte, c'est de la colère que nous ressentons. Pendant la campagne, François Hollande s'était engagé à sanctuariser le budget de la culture et on en est à une baisse de 3%", a déclaré Angeline Barth, secrétaire générale du Synptac-CGT (professionnels du théâtre et des activités culturelles).
 
"Sur un budget infime comme le nôtre, c'est catastrophique. C'est l'Opéra de Paris qui perd 38 millions d'euros en trois ans sur un budget de 100 millions d'euros. Ce sont des compagnies de théâtre qui ferment", a-t-elle ajouté. 
 
Cette première "marche", qui devrait être suivie d'autres au printemps, est une rare initiative unitaire puisque, au côté des salariés du spectacle (CGT, CFDT, FO, CGC etc.), les grands syndicats d'employeurs des secteurs de la musique, de l'opéra, des orchestres et de l'art contemporain sont de la partie (Profedim, CPDO, Cipac, Synolyr etc).

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