Un record d'aide à la production audiovisuelle en 2016

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/04/2017 à 18H55, publié le 10/04/2017 à 18H15
L'Eden Théâtre, à La Ciotat, France, le 9 octobre 2013 

L'Eden Théâtre, à La Ciotat, France, le 9 octobre 2013 

© AFP/ FREDERIC STEPHAN / Citizenside

Avec de fortes hausses pour l'animation et la fiction notamment les séries, les aides à la production audiovisuelle ont atteint l'année dernière leur plus haut niveau historique, selon le bilan annuel du CNC présenté lundi.

"Tous les indicateurs sont au vert. Jamais de son histoire, le CNC n'a autant accompagné la production audiovisuelle", s'est félicitée sa présidente Frédérique Bredin. En 2016, le CNC(Centre national du cinéma et de l'image animée) a alloué plus de 275 millions d'euros (+14%) au secteur pour un volume d'heures en léger recul (4.864 heures aidées, -1,6%).

Le succès est au rendez-vous côté audiences

Avec 83,5 millions d'euros (+23%) pour 900 heures (+21%), la fiction a été le genre le plus aidé. Elle a touché, tiré par des séries comme "Baron Noir", "Dix pour cent" ou "Le Bureau des légendes", son plus haut niveau depuis 2008.

Si on dit que le succès est au rendez-vous côté audiences, c’est surtout parce qu’"après sept années de domination des séries américaines, la fiction française occupe les premières places du classement pour la deuxième année consécutive", l'a salué Frédérique Bredin. L’année dernière, la fiction française a réalisé 82 des 100 meilleures audiences à la télévision.

Parmi les autres genres, c'est l'animation (+69% à 59 millions) qui a reçu le plus de financements, au détriment du documentaire (-8% à 76 millions) et de l'adaptation audiovisuelle de spectacle vivant (-7% à 34 millions).  La présidente de CNC a également souligné la relocalisation en France d'une dizaine de studios d'animation grâce aux crédits d'impôts et au renforcement des aides du CNC.


Les bonnes performances devraient se poursuivre en 2017


Il est estimé, toujours par le CNC, que les bonnes performances du petit écran devraient se poursuivre en 2017. Deux lancements pour le justifier : un feuilleton quotidien sur TF1 cet été ("Demain nous appartient") puis un autre sur France 2 cet automne. Le dernier permettra d'augmenter les volumes produits et de diversifier les publics. La barre symbolique des 1.000 heures devrait être franchie.

La contribution des chaînes gratuites a également augmenté pour France Télévisions (+19% pour 279 millions), qui a fourni plus de la moitié des investissements totaux des chaînes dans la production de fiction en 2016, Arte (+10% pour 22 millions), TF1 (+38,5% à 139 millions), M6 (+152% à 42 millions) et TMC (+30% à 6,7 millions). L'apport de Canal+ a été pourtant en baisse (-54% à 34,6 millions).

Enfin, s
oulignant que TMC était la seule chaîne de la TNT à financer la production en tant que premier diffuseur, le CNC a dit réfléchir à un renforcement des obligations de ces chaînes, sachant qu'elles captent audience et publicité.

 

Une enveloppe de 2 millions dédiée à la "taxe YouTube"

Avec la mise en place de la "taxe YouTube", votée en fin d'année 2016 au Parlement, 2017 marquera un tournant pour les nouveaux médias et la jeune création numérique. D'un taux de 2%, elle sera due par toute plateforme proposant un service qui donne ou permet l'accès en France à des contenus audiovisuels.

Le CNC prévoit de dégager ainsi une enveloppe de 2 millions d'euros, pour aider des créateurs qui s'expriment sur les plateformes telles que YouTube, Dailymotion...

"La Commission européenne a été notifiée de la taxe YouTube et doit rendre son avis d'ici la fin de l'année", a précisé Frédérique Bredin.