8e édition de "Séries Mania", le festival d'un genre en pleine expansion

Par @Culturebox
Mis à jour le 18/04/2017 à 16H08, publié le 18/04/2017 à 14H36
Affiche de la huitième édition du festival "Séries Mania"

Affiche de la huitième édition du festival "Séries Mania"

© Festival "Séries Mania"

Depuis maintenant huit ans, le festival "Séries Mania" envahit les cinémas et autres salles de projection de Paris pour le plus grand plaisir des sériephiles. En pleine expansion, les séries attirent toujours plus d’amateurs, mais aussi de grands maîtres du septième art… "Séries Mania 2017", jusqu'au 23 avril au Forum des Images à Paris.

Le Forum des Images, le Grand Rex, le Centre Pompidou ou encore la Canopée deviennent, le temps du festival "Séries Mania", les lieux de découverte de séries qui feront les intrigues de demain. Entre grosse production américaine et websérie française à petit budget, le festival offre toujours plus de diversité, pour le plus grand plaisir du public.

Reportage : France 3 - N. Lemarignier / M. Diawara / L. Harper / O. Pergament

Bien loin des téléfilms, les séries sont aujourd’hui, on le sait, des œuvres cinématographiques à part entière. Les réalisateurs y voient le moyen de créer une histoire complexe, subtile et au sein de laquelle ils prennent le temps de développer les personnages comme l'explique une visiteuse : "Ça s’est infiniment complexifié : les narrations, les univers, tous les types de rythmes, tous les types de personnages… Enfin c’est une grande richesse." "Les séries s’intéressent de plus en plus aux sociétés qu’elles représentent et aussi aux ressorts humains des personnages. C’est assez banal de dire qu’il est plus facile d’exprimer la subtilité des sentiments humains dans une série qui va faire 12 heures que de l’exprimer dans un film indépendant qui va faire une heure et demie," renchérit Laurence Herzberg, la directrice générale du festival.

Un budget consacré de plus en plus important

Qu’elles soient comiques ou dramatiques, thriller, fantastiques ou plus philosophiques, les séries envahissent les écrans et concurrencent aujourd’hui certaines productions hollywoodiennes. Avec un budget parfois impressionnant –la série américaine « Game of Thrones » coûte environ 9 500 000 euros par épisode, et a rapporté à son diffuseur plus de 5,3 milliards d’euros de bénéfices en 2016– les séries captivent aussi bien les cinéphiles que les réalisateurs, de plus en plus nombreux à adopter le genre. "On est à trois générations d’auteurs, donc comme tous les arts, ça se développe et ça devient de plus en plus riche. Et du coup, avec cette idée d’accessibilité, tous les auteurs d’Europe, du monde étranger ont commencé à regarder ce qui se faisait aux Etats-Unis et ailleurs et ont commencé à être inspirés d’écrire mieux", rapporte Yaëlle Simkovitch, chroniqueuse pour "Tess Magazine".

Reportage : France 3 Paris Île-de-France - M. Caillaud / E. Hunzinger / G. Fontenit

Si elles rencontrent un tel succès, c’est aussi qu’elles ont su s’adapter aux nouveaux modes de consommations. Légions de plateformes de streaming ou de replay en ligne, comme Netflix, OCS, HBO ou Pluzz proposent des abonnements peu onéreux qui permettent de regarder en illimité ses séries préférées. "Quand on sort du festival, on a envie de voir les épisodes. Sachant que souvent les séries ont déjà été diffusées, par exemple sur OCS ou sur d’autres networks, donc on a la possibilité de voir dans la foulée la saison, et c’est généralement ce qu’on fait en rentrant à la maison."

Un genre affranchi qui joue ave les codes d'Internet

Le mode de consommation est certes plus confortable pour les sériephiles, mais il engendre également une liberté toute particulière pour les réalisateurs qui ne sont plus contraints de la même manière par les durées imposées rigoureusement par les diktats de la télévision comme le précise Laurence Herzberg : "On peut faire un épisode à 45 minutes, puis un à 40, puis un 53. C’est beaucoup moins contraignant que sur une chaîne, donc ça a libéré la créativité des scénaristes, et les autres se sont un petit peu adaptés derrière." On compte de plus en plus de réalisateurs comme David Lynch, aujourd’hui aussi bien connu pour ses films que pour sa série culte "Twin Peaks", qui se prêtent, ne serait-ce parfois que le temps d’un épisode, à la réalisation de série.
Affiche de la huitième édition du festival "Séries Mania"

Affiche de la huitième édition du festival "Séries Mania"

© Festival "Séries Mania"
Le festival "Série Mania" diffusera du 13 au 23 avril de nouvelles saisons inédites, comme la très attendue saison 2 de "Sense8", créée par les soeurs Wachowskis ( "Matrix", "V pour Vendetta"… ) et J. Michael Straczynski, mais aussi la saison 3 du "Bureau des Légendes" créée par Éric Rochant. L'occasion pour les fans de retrouver leurs séries préférées, mais aussi de découvrir les petites nouvelles du genre. Entre diffusions d'épisodes et conférences sur la place et le rôle de la série dans la société, les plus sériephiles pourront 10 jours durant en prendre plein les yeux.

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