Leïla Bekhti bouleversée par son expérience en Laponie pour "Jour polaire"

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/11/2016 à 16H05
Leïla Bekhti à Stockholm en septembre 2016

Leïla Bekhti à Stockholm en septembre 2016

© Hampus Andersson / DN / TT NEWS AGENCY / TT News Agency/AFP

Pour le tournage de la série franco-suédoise "Jour polaire", diffusée à partir de lundi sur Canal+, la comédienne Leïla Bekhti s'est immergée plusieurs mois en Laponie, une "aventure en soi" dont elle est revenue bouleversée.

L'origine suédoise du thriller "Jour Polaire", coproduite par Canal+ et SVT, télévision publique suédoise, a séduit la comédienne. Elle trouve aux auteurs scandinaves une "grande ambition d'écriture" mise au service des personnages et de l'intrigue policière. "J'avais beaucoup aimé la série Bron et le film Festen", déclare Leïla Bekhti.
 
L'actrice était "très excitée" à l'idée de travailler avec Måns Mårlind et Björn Stein, les créateurs de "Bron", à la fois auteurs et réalisateurs de "Jour polaire". Dans "Jour polaire", un officier de police français (Leïla Bekhti) enquête avec un inspecteur suédois (Gustaf Hammarsten) sur le meurtre d'un Français dans une ville minière proche du cercle polaire. L'inspectrice arrive dans la petite ville de Kiruna en plein été polaire, quand le soleil ne se couche pas, l'occasion de réaliser un des premiers thrillers sans scène nocturne de l'histoire du cinéma.

 

"La nuit est un repère"

 
Pour le tournage, Leïla Bekhti a dû travailler son anglais avec un coach à raison de sept heures par jour et s'est installée en Laponie durant quatre mois. "Jour polaire", prévient l'actrice de 32 ans, "n'est pas qu'une enquête à résoudre". La série brosse le tableau d'une petite ville confrontée au racisme à l'égard des Sami, un peuple autochtone de 80.000 personnes vivant sur un territoire qui s'étend de la Norvège jusqu'à la Russie.
 
Dans les séries scandinaves, les personnages ne sont pas éloignés de la réalité, relève-t-elle. "On a besoin de rêver bien sûr, mais il est important qu'un rôle soit crédible". Le paysage si singulier a "complètement nourri mon personnage", se réjouit-elle, très marquée par son séjour. "Quatre mois sans voir la nuit, il faut le vivre pour le croire". Le soleil de minuit, personnage à part entière du film, est une expérience étrange qui provoque une perte de repères spatio-temporels difficile à vivre. "J'ai été très fatiguée au bout de deux semaines", ajoute-t-elle. "J'ai réalisé que la nuit est un repère, que cela joue sur le corps et l'esprit".