France Télévisions : Delphine Ernotte veut bien accueillir "Les Guignols"

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 03/07/2015 à 11H12
Delphine Ernotte le 17 mars 2015 à Paris

Delphine Ernotte le 17 mars 2015 à Paris

© Meigneux / Sipa

Delphine Ernotte, la future présidente de France Télévisions, s'est dite prête à accueillir "Les Guignols" de Canal+ sur le groupe public si l'émission venait à être supprimée, dans un tweet posté vendredi. De son côté, François Hollande a estimé en marge d'une visite à Luanda, en Angola, que "la caricature fait partie du patrimoine".

"Si...... Les Guignols de l'Info seront les bienvenus sur Francetélé", a écrit vendredi matin sur le réseau social Twitter Delphine Ernotte, qui succèdera mi-août à Rémy Pflimlin.


La possible disparition du célèbre JT satirique de Canal +, annoncée par plusieurs médias, provoque depuis mercredi soir une très forte mobilisation sur les réseaux sociaux ainsi que parmi les personnalités des médias, du show business, du monde politique. Une pétition a été lancée pour les soutenir.

Selon plusieurs médias, Vincent Bolloré, patron du groupe Vivendi, maison mère de Canal+, apprécierait peu la liberté de ton des marionnettes de Canal + et envisagerait l'arrêt de l'émission ou son passage à un rythme hebdomadaire.

L'homme d'affaires aurait proposé à plusieurs humoristes, dont Florence Foresti, de se produire à la place des Guignols.

Bolloré a programmé une réunion sur la question

Vincent Bolloré devait réunir ce vendredi ses actionnaires pour aborder la question, selon les mêmes sources. Un responsable syndical CGT a indiqué à l'AFP vouloir mettre la question des Guignols à l'ordre du jour d'un comité de groupe Vivendi prévu ce vendredi. Canal+ et Vivendi se sont refusés à tout commentaire.

"On n'a jamais parlé d'arrêter l'émission. Il a suffi qu'on prononce le mot +Guignols+ pour allumer un incendie... Rien n'est décidé", selon une source interne citée par Les Echos.

Hollande défend la caricature

"Le temps où le Président de la République disait ce qu'il y avait dans les programmes est révolu, mais la dérision, la caricature, ça fait partie du patrimoine", a déclaré vendredi à Luanda le président François Hollande, en marge de son déplacement en Afrique.