Fleur Pellerin veut faire de la France "une championne de la fiction"

Par @pygrenu Rédacteur en chef de Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 12/09/2014 à 15H55
Fleur Pellerin considère que "la réglementation actuelle est très largement obsolète"

Fleur Pellerin considère que "la réglementation actuelle est très largement obsolète"

La ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin a déclaré vendredi vouloir "faire de la France une championne de la fiction", lors d'une intervention au festival de la fiction TV de la Rochelle.

"Mon ambition, c'est le rayonnement de la création française dans le monde", a-t-elle affirmé, lors d'un discours devant les représentants des chaînes historiques (TF1, France Télévisions, M6, Arte), des représentants des syndicats de producteurs et de la SACD.

Citant l'exemple de la série "Les Revenants", vendu dans plus de 70 pays, la ministre a salué "la spécificité française, +la "French touch+", mais elle a regretté que la France soit "encore un des rares grands pays européens où la production française ne dépasse pas la fiction américaine".

Modifier certains curseurs

Faisant allusion à l'arrivée de Netflix dans les prochains jours, la ministre a estimé que c'était "une bonne période pour que l'offre française, pour que les acteurs français de la fiction, diffuseurs, producteurs ou auteurs, soient mobilisés, stimulés pour atteindre cet objectif". "Nous avons les talents, la création, les auteurs, des acteurs de l'audiovisuels puissants, des entreprises de production, il faut juste modifier certains curseurs pour y parvenir", a-t-elle dit.

La ministre souhaite que "le cadre règlementaire, la régulation soient adaptés, que nous puissions aligner tous les outils dont nous disposons pour faire de la France une championne de la fiction", précisant que "la réglementation actuelle est très largement obsolète, notamment les obligations de financement ou de diversité". "Ces obligations faites aux diffuseurs ont été conçues au moment où les chaînes avaient besoin de domaine public hertzien, aujourd'hui ces obligations sont différentes, a-t-elle expliqué, il faut améliorer et modifier le cadre règlementaire des diffuseurs mais ça ne doit pas mettre en danger le financement du cinéma et de la création audiovisuelle française."