Possible expulsion de Dieudonné du théâtre de la Main d'Or : décision reportée

Par @Culturebox
Publié le 23/09/2014 à 14H20
Théâtre de la Main d'Or à Paris en juillet  2014

Théâtre de la Main d'Or à Paris en juillet  2014

© FRANCOIS GUILLOT / AFP

Le tribunal de grande instance de Paris a décidé de surseoir à sa décision concernant l'exploitation du théâtre de la Main d'Or par le polémiste controversé Dieudonné, dans l'attente de l'examen d'une demande de récusation, a-t-on appris mardi auprès de son avocat.

Les propriétaires de cette salle, où il se produit depuis 15 ans, avaient assigné Dieudonné au motif que le bail d'occupation des lieux avait été conclu par une société, Bonnie Productions, aujourd'hui radiée du registre du commerce. Ils estimaient donc que le polémiste exploitait le théâtre "sans droit ni titre" et devait le quitter.

A l'audience, fin juin, les avocats du polémiste avaient fait une demande de renvoi, au motif notamment que l'assignation avait été délivrée au nom de Bonnie Productions, c'est-à-dire d'une société qui n'a plus d'existence légale. Mais les juges avaient écarté cette demande et décidé d'examiner l'affaire au fond.

Le conseil de Dieudonné, Me François Dangléhant, avait alors refusé de plaider et indiqué qu'il soumettrait une demande de récusation de ces magistrats. Cette demande n'ayant pas encore été examinée, les juges ont décidé de ne pas rendre leur décision mardi, comme prévu initialement. Aucune nouvelle date n'a encore été fixée.

Interdiction de la vente de DVD du spectacle "Le mur" demandée par la Licra refusée par le juge

Mardi toujours, un juge des référés devait examiner une demande d'interdiction de la vente du DVD du spectacle prohibé de Dieudonné, "Le Mur", formulée par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).

Mais à l'audience, le juge a refusé d'examiner l'affaire car la Licra n'avait pas fourni copie de l'assignation et n'avait pas non plus apporté la preuve de ce que cette assignation avait bien été délivrée à Dieudonné ou à sa société, Les productions de la plume. Le magistrat a estimé ne pas avoir été régulièrement saisi et demandé à la Licra de régulariser la procédure.