Plonk et Replonk plongent et replongent dans l'absurde

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 13/10/2011 à 16H09
Plonk et Replonk plongent et replongent dans l'absurde

Plonk et Replonk plongent et replongent dans l'absurde

© Culturebox

"Dernier thé à Baden-Baden, les monologues d'un agent double" le spectacle des artistes suisses Hubert et Jacques Froidevaux, alias "Plonk et Replonk", mis en scène par Andréa Novicov, est à voir au théâtre de l'Espace de Besançon jusqu'au 14 octobre 2011. Ce spectacle sera ensuite présenté à l'Arc au Creusot (le 10/11), au Théâtre Jean Arp de Clamart (le 12/11) et au Centre culturel Athéna d'Auray, le 15 mars 2012, dans le cadre du festival "Méliscènes".  

Parallèlement à cette première expérience théâtrale du collectif helvète "Plonk et Replonk", le Centre culturel Suisse de Paris s'apprête à rendre hommage aux travaux qui ont permis à cette maison d'édition de La Chaux-de-Fonds d'acquérir son identité particulière avec ses fameuses cartes postales détournées. L'exposition, prévue pour durer du 3 novembre au 18 décembre 2011, permettra de découvrir ces photomontages diffusés dans la presse (Le Temps), mais aussi divers objets détournés par ce collectif comme des plaques de rues ou des nains de jardin. La maison d'édition, installée depuis 1997 dans les Franches-Montagnes du Jura suisse, a été déclarée d'inutilité publique par ses créateurs.
Il faut préciser que cette maison s'est faite une spécialité de la fabrication de calendriers suisses de haute-précision en papiers, l'émission de "colleries autocollantes" autrement dit des autocollants aux slogans douteux, l'édition de livres aux titres et aux contenus absurdes, et enfin le détournement de ces fameuses cartes postales anciennes, véritables images d'Epinal de la culture helvète. Ces cartes détournées font figures de savoureux mélanges entre différentes cultures que nous connaissons de ce côté-ci du Mont-Blanc, les blagues du sapeur-camembert et les unes de Charlie hebdo. Sur l'une d'entre-elles, dans un décor aux couleurs toujours surannées, une famille modèle de type 1900 arbore fièrement ses moustaches, aussi fournies chez les membres prépubères, que féminins ou masculins, avec cette légende inscrite en bas : "La terrible épidémie de Moustache de 1890".