Mobilisation de stars contre la revente sauvage de billets

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 06/02/2012 à 17H26
Yannick Noah en concert à la Fête de l'Humanité le 19 septembre 2011

Yannick Noah en concert à la Fête de l'Humanité le 19 septembre 2011

© SADAKA EDMOND/SIPA

Yannick Noah, Zaz, Laurent Ruquier et une vingtaine d'autres artistes protestent contre les sites revendant des billets de spectacle au prix fort, voire au-delà, et demandent aux pouvoirs publics d'agir pour "mettre un terme aux abus", dans un tribune à paraître mardi et mercredi dans plusieurs quotidiens.

Cinq fois le prix
"La loi Ethique et sport vient d'interdire la revente sauvage des billets d'accès aux manifestations sportives. Pourquoi les spectacles ne bénéficient pas de la même protection ?", s'insurgent ces artistes dans une tribune à paraître mardi dans Libération et dans Le Monde (daté de mercredi) et le lendemain dans Le Figaro.

Le texte, qui dénonce des places de spectacles "revendues cinq fois leur prix sur internet" est signé notamment par Benabar, Camille, Grégoire, Nicolas Sirkis (Indochine), Christophe Maé, Mimie Mathy, Kad Merad, Pascal Obispo ou Yael Naim. D'autres artistes devraient prochaimement rejoindre la liste des signataires.

Récemment, plusieurs organisateurs de spectacles ont assigné devant la justice des sites internet commercialisant des billets pour leurs manifestations à des prix prohibitifs.

Condamnations
Mi-janvier, le TGI de Paris a interdit au site Starlight-Europe.com de poursuivre la commercialisation du spectacle des Enfoirés. Le site, spécialisé dans la revente de billets de concerts, proposait ces derniers jours des tickets d'entrée pour les concerts des Enfoirés à Lyon en février à des prix allant de 199 à 249 euros alors que le prix officiel était au maximum de 65 euros.

Cet été, le festival des Vieilles Charrues avait obtenu la condamnation de la société britannique Viagogo Limited pour revente illégale de billets via son site viagogo.fr. Dans les deux cas, la justice s'est appuyée sur une loi de 1919 interdisant la revente d'une place de spectacle subventionné à un prix supérieur à celui
décidé par l'organisateur.