Les traditions ancestrales revivent sur scène au Festival de l'Imaginaire

Par @Culturebox
Mis à jour le 29/03/2013 à 11H48, publié le 29/03/2013 à 11H42
Danses masquées du village de Take

Danses masquées du village de Take

© DR

Le Festival de l'imaginaire permet d'approcher et de vivre les traditions les plus ancestrales de l’Humanité., Un festival singulier qui se déroule à la Maison des Cultures du Monde de Paris et en régions, du 20 mars au 29 juin 2013.

Si vous voulez découvrir les danses masquées du village japonais de Take jusqu’au début avril (cf photo), vous dépayser avec les mélodies Anatoliennes de la communauté Alévie, virevolter avec les derviches tourneurs, tanguer avec la musique profane des Ouïghours, ces musulmans de Chine ou à la mi-juin, comme point d’orgue de la saison, connaître le privilège d’assister à une « sortie de masques » Dogon du Mali… En d’autres termes, approcher et vivre les traditions les plus ancestrales de l’Humanité. Toutes ces expressions culturelles sont inscrites au Patrimoine Oral Immatériel de l’Unesco… C’est la spécificité du Festival de l’Imaginaire.    
 
C’est le Wayang Kulit, théâtre d’ombres indonésien de Java qui a ouvert le Festival : Les 12 musiciens/chanteurs et le marionnettiste/chanteur/conteur avaient installé leur écran magique à la Cartoucherie de Vincennes. Le dispositif est fait d’un simple cadre de bois sculpté sur lequel est tendue une étoffe blanche. Derrière, une lampe permet aux ombres chinoises des marionnettes de prendre vie sur l’écran. Le dalang, qui actionne une vingtaine marionnettes, est assis au pied de l’écran. Derrière lui, les musiciens jouent de percussions diverses comme des gongs ou des xylophones et aussi d’un instrument à corde très rudimentaire.
Théâtre d'ombres de l'Ile de Java

Théâtre d'ombres de l'Ile de Java

© DR
Cet art improvisé est une sorte de geste qui raconte les hauts faits de personnages mythologiques et les turpitudes de ceux qui les jalousent, mais incorpore également de savoureuses allusions à l’actualité… C’est ainsi que la viande de cheval qui veut passer pour du bœuf dans nos lasagnes est apparue dans le dialogue à l’épisode où le héros Bima se bat avec des ogres qui n’auraient mangé de ce succédané pour rien au monde !...
La traduction simultanée en sur-titrage a permis à la salle d’en rire!
 
Il faut bien sûr se faire aux dissonances des gamelans javanais (ensemble des percussions et des chants qui semblent parfois en concurrence ou en pilote automatique les uns par rapport aux autres) et entrer dans l’histoire, mais c’est un enchantement que de voir ces marionnettes de cuir de buffle très finement ajouré. Elles sont manipulées à l’aide de 3 tiges de corne, la plus grosse tient le corps comme une colonne vertébrale et les deux autres font se mouvoir les bras filiformes et articulés au coude de chaque personnage.
 
Les affrontements et autres guerres entre les personnages sont ponctués de coups de cymbales parfaitement synchronisés avec chaque mouvement !... C’est une véritable performance physique de deux heures pour le marionnettiste qui de plus chante, raconte et plaisante. Tous les imaginaires du monde s’offrent…
  
Maison des cultures du Monde tel : 01 45 44 72 30 
www.festivaldelimaginaire