Les parcs de loisirs ont le vent en poupe

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 14/04/2012 à 16H21
Au Puy du Fou, parc chouchou des Français.

Au Puy du Fou, parc chouchou des Français.

© Nicolas Thibaut / Photononstop

Les parcs de loisirs ne connaissent pas la crise. Qu'ils s'appellent Disneyland, Futuroscope, Parc Astérix ou Puy du Fou , ils attirent de plus en plus. Pour la qualité de leur offre bien sûr, mais aussi parce qu'ils proposent une détente à à coût accessible à l'heure où les budgets vacances se resserrent.

Le secteur, qui emploie 30.000 personnes, carbure. Plus de 20 millions de personnes ont fréquenté les parcs de loisirs de l'Hexagone l'an dernier, générant une dépense moyenne en hausse, entre 30 et 50 euros par jour dans la plupart des 280 sites du pays.

Disneyland Paris se taille la part du lion. Première destination européenne de tourisme avec 250 millions de visiteurs en 20 ans, il en a capté à lui seul 15,6 millions en 2011, un record, et assure 60% des 2,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires de la profession.

Un tourisme d'évasion accessible financièrement
"Les parcs de loisirs, c'est de la détente, du tourisme concentré et financièrement accessible, voilà pourquoi ça marche autant en période de crise. Le rapport entre le dépaysement et le prix est très raisonnable", explique à Guy Raffour, président du cabinet Raffour Interactif. 

En 2011, le budget vacances de nombre de Français a chuté et les courtes escapades ont progressé. "La crise stimule notre trafic. Les gens partent moins loin, moins
longtemps mais plus souvent. Ils ont envie de faire des breaks et de ressouder les liens", estime Dominique Hummel, qui dirige le Futuroscope à Poitiers. Le site, qui a accueilli 1,8 million de visiteurs l'an dernier, est le numéro deux du secteur devant le Parc Astérix (1,6 million).

Le succès des parcs de loisirs

Le Puy du Fou sacré meilleur parc mondial
Les parcs de loisirs français plaisent pour "leur créativité et leur qualité, reconnues internationalement", note Guy Raffour. Le Puy du Fou vient d'être sacré meilleur parc mondial par l'Association internationale des parcs à thème (Thea Classic Award, ) et une attraction du Futuroscope, Arthur 4D, a aussi été primée.

Au Puy du Fou, parc de spectacles en Vendée centré notamment sur l'époque médiévale (et chouchou des Français selon un sondage IFOP), "10% des 1,5 million de visiteurs dorment sur place et 50% passent une nuitée dans la région", indique le directeur général Laurent Albert.

"Nous sommes beaucoup montés en puissance ces dernières années. Nous ouvrons cette saison pendant 150 jours, soit 12 de plus qu'avant, et nous lançons notre propre agence de voyage. On réfléchit aussi à un quatrième hôtel", dit-il.

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Une offre variée et de qualité
En France, "l'offre de parcs est unique en Europe: très vaste, bien répartie sur le territoire, avec beaucoup de thèmes différents, des volcans d'Auvergne au Marineland d'Antibes. "L'arrivée en tir groupé au tournant des années 1990 de trois majors, Futuroscope, Parc Astérix et Disneyland, a structuré la qualité du secteur", explique Sophie Huberson, déléguée générale du Snelac, le grand syndicat de la profession.

Souvent, "les collectivités locales ont impulsé la naissance de parcs, comme la Cité de l'Espace à Toulouse, la Cité de la Mer à Cherbourg ou le parc Vulcania autour des volcans près de Clermont-Ferrand", ajoute-t-elle.

Les parcs de loisirs ont mis du temps à s'implanter dans la culture française. Mais aujourd'hui, 9 Français sur 10 en ont déjà visité un, la moitié en ont visité au moins quatre différents, et 16% au moins sept, selon des études OpinionWay et GfK.

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