Les humoristes en campagne

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 04/04/2012 à 15H32
Nicolas Canteloup en 2011, sur la scène de l'Olympia

Nicolas Canteloup en 2011, sur la scène de l'Olympia

© William Goeta

On le dit de chaque scrutin présidentiel : la campagne n’aura jamais été aussi médiatique. Cette année, on constate une véritable envolée des humoristes sur la campagne 2012 : Guy Bedos, Stéphane Guillon, Nicolas Canteloup, Christophe Alévèque, Didier Porte sont aux quatre coins de la France, alors que Cabu publie un recueil de 100 dessins en posant comme thème de campagne : « Peut-on rire de tout ? ». Demandez le programme !

Nicolas Canteloup, tous les matins sur Europe 1 et « Après le 20h00 » sur TF1, entre au Folies Bergère à Paris jusqu’au 21 avril, arrêtant son one man show la veille du premier tour de la présidentielle. Imitateur inimitable, Canteloup a bluffé François Hollande en prenant la voix de son ex, Ségolène Royal, ou Nicolas Sarkozy, rebondissant sur une erreur du président, en brocardant la voix de Carla. La campagne va surement peser sur son spectacle et l’artiste n’est pas par hasard sur scène à cette fenêtre horaire. Il n’est pas le seul.

Guy Bedos, père du commentaire humoristique politique sur scène, est en ce moment en tournée en France et du 9 au 20 mai (pour commenter l’élection présidentielle ?) au Théâtre du Rond-Point, à Paris.

Stéphane Guillon a lui choisi la semaine entre les deux tours pour occuper l’Olympia du 1er au 6 mai. Tout est complet, mais une date a été ajoutée, le 5 mai.

Christophe Alévêque précède du 11 avril au 6 mai  Guy Bedos au Théâtre du Rond-Point, à Paris, dans son incarnation de Super-rebelle, « candidat libre » à la fonction suprême. Au soir du premier tour (22avril) et du second (6 mai), les résultats officiels seront retransmis en direct, suivis des commentaires de Super-Rebelle en personne.

Didier Porte, parti de France-Inter avec Stéphane Bern pour RTL, donne au Déjazet, à Paris, des soirées consacrées à la campagne présidentielle jusqu’au 28 avril..
 

Côté édition, Cabu pose, en guise de débat présidentiel, la question « Peut-on rire de tout ? », au Cherche-Midi. Il répond « Oui » en brocardant Johnny Hallyday, Mireille Mathieu, les intégristes religieux, les traders, internet, les avocats, la campagne présidentielle, Carla Bruni-Sarkozy....  Tout un programme.

Cabu face au trois derniers chefs de l'Etat dans Charlie Hebdo : "Le journal qui enterre les présidents"

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© MIGUEL MEDINA/AFP