Les écoles de samba envahissent le sambodrome de Rio

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 18/02/2012 à 18H16
  • L'école Renascer défile sur le sambodrome de Rio le 19/02/2012
  • Défilé de l'école du père Miguel sur le sambodrome de Rio le 19/02/2012
  • Plus de 2 millions à fêter le carnaval de Rio
  • Le roi Momo le 17 février lance officiellement le carnaval de Rio
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  • L'école Renascer défile sur le sambodrome de Rio le 19/02/2012
    L'école Renascer défile sur le sambodrome de Rio le 19/02/2012 © Vanderlei Almeida. AFP
  • Défilé de l'école du père Miguel sur le sambodrome de Rio le 19/02/2012
    Défilé de l'école du père Miguel sur le sambodrome de Rio le 19/02/2012 © Vanderlei Almeida. AFP
  • Plus de 2 millions à fêter le carnaval de Rio
    Plus de 2 millions à fêter le carnaval de Rio © Vanderlei Almeida. AFP
  • Le roi Momo le 17 février lance officiellement le carnaval de Rio
    Le roi Momo le 17 février lance officiellement le carnaval de Rio © Vanderlei Almeida. AFP

L'école de samba "Renascer" a ouvert dimanche soir les défilés du carnaval sur le sambodrome de Rio, un spectacle diffusé par les télévisions du monde entier. Les 13 meilleures écoles de samba de Rio se disputent sur ce sambodrome rénové le titre de "championne du Carnaval". Dans la nuit de lundi à mardi, six autres écoles défileront sur la "Passerelle de la samba".

L'apothéose du règne de 5 jours de Momo sont les extravagants défilés des écoles de samba les nuits de dimanche et de lundi. Les 13 écoles ont choisi d'aborder les thèmes les plus variés: hommages à la région pauvre du Nord-est, célébrations de peintres, d'écrivains ou de musiciens brésiliens. Chaque école comprend entre 3.000 à 5.000 danseurs, souvent issus des favelas (bidonvilles). Les écoles ont dépensé jusqu'à 5 millions de dollars pour préparer le défilé, autrefois largement financé par la mafia des jeux clandestins mais de plus en plus parrainé aujourd'hui par de grandes marques.

Ce week-end, 171 défilés de rues se déroulaient dans la ville et 400 pendant tout le carnaval. Quatre millions de personnes y participent, dont 850.000 touristes. La "Passerelle de la Samba" de 700 mètres - nom officiel du Sambodrome - au centre-ville, construit il y a près de 30 ans par l'architecte brésilien Oscar Niemeyer, 104 ans, a été rouverte après neuf mois de travaux et une capacité portée à 72.500 places.

12.000 policiers ont été mobilisés pour assurer la sécurité de la "plus grande fête du monde" qui donne du travail à 250.000 personnes et rapporte 640 millions de dollars à la ville.

2 millions de fêtards au "Cordao de Bola Preta"
Le plus traditionnel défilé de rue de Rio, le "Cordao da Bola Preta", a entraîné plus de deux millions de fêtards samedi dans les rues du centre dans une frénésie joyeuse au rythme de la samba. Selon les organisateurs, 2,5 millions de personnes ont participé au défilé. Les participants étaient 2,3 millions, selon la police. Ce chiffre devrait permettre à Bola Preta - un défilé fondé il y a 93 ans - de détrôner celui du "Galo da Madrugada" de Recife qui figure dans le livre des records Guiness pour avoir rassemblé 1,6 million de personnes dans les rues de cette ville du nord-est en 1995.

Un défilé pré-carnaval de Bola Preta avait réuni samedi dernier 800.000 personnes qui chantaient sa célèbre chanson "Quem nao chora, nao mama!" (Celui qui ne pleure pas, n'aura pas la têtée!). Vendredi, le gros roi Momo de 160 kilos avait reçu la clé symbolique de Rio et donné le coup d'envoi officiel au carnaval.

Pas de défilé pour l'ex-président brésilien
Luiz Inacio Lula da Silva a remercié samedi l'école de samba de Sao Paulo qui lui rend hommage mais a annoncé qu'il n'assisterait pas au défilé sur le conseil de ses médecins. "Je suis profondément touché par l'hommage qu'ils me font en dédiant leur défilé de cette année à mon histoire", a dit Lula, 66 ans dans un message vidéo. L'ancien président (2003-2010) est sorti vendredi de l'hôpital après une semaine de radiothérapie pour soigner son cancer du larynx détecté en octobre.

L'école de samba "Gavioes da Fiel", qui appartient au club de football des Corinthians, l'équipe de coeur de Lula, retraçait l'histoire de l'enfant pauvre du nord-est devenu ouvrier, syndicaliste puis chef de l'Etat. "Il ne s'agit pas d'un hommage personnel mais d'un hommage à tous ceux qui, comme moi, ont dû affronter des temps difficiles, quitter leur terre natale et travailler dur pour construire une vie meilleure et un pays plus juste et solidaire", a-t-il souligné.