"La culture dit non au FN", clament les entreprises du spectacle

Par @Culturebox
Mis à jour le 26/04/2017 à 15H17, publié le 26/04/2017 à 14H54
Encart du Sydeac publié par Libération et Le Parisien

Encart du Sydeac publié par Libération et Le Parisien

© Laurence Houot / Culturebox

Le Syndicat national des Entreprises artistiques et culturelles (SYNDEAC), qui représente plus de 400 institutions, parmi lesquelles la grande majorité des centres dramatiques nationaux, demande "de faire barrage au Front National le 7 mai lors du second tour de l'élection présidentielle", dans un encart publié par Libération et Le Parisien.

Sous le titre "La culture dit non au FN", le Syndeac, leur syndicat, estime que "ce parti promeut une société xénophobe fondée sur la division, l'exclusion, le repli sur soi et le conflit". Le Syndeac dénonce le programme culturel du parti de Marine Lepen. "Obsédé d'identité nationale, il ne propose que le retour nauséeux à l'ordre moral, et la censure des arts et de la culture", dit l'organisation.

Le Syndeac représente 400 institutions : théâtres publics, centres chorégraphiques nationaux, compagnies théâtrales et chorégraphiques, ensembles musicaux, salles de musiques actuelles, festivals, lieux de production et de diffusion des arts du cirque et des arts de la rue, entreprises travaillant dans le domaine des arts plastiques et graphiques.

Le Syndeac n'appelle pas nommément à voter pour Emmanuel Macron

Le programme de Macron y est critiqué en filigrane : "Le mécénat, le partenariat privé, les Pass Culture ou la seule performance économique ne constitueront jamais les fondements d'une véritable politique publique", dit-il.

Le candidat d'En Marche! propose notamment dans son programme de "créer un Pass Culture de 500 euros pour tous les jeunes de 18 ans, qui leur permettra, via une application, d'accéder aux activités culturelles de leur choix (...) cofinancé par les distributeurs et les grandes plateformes numériques, qui bénéficieront du dispositif."

Le Monde, contacté, n'avait pas fait de commentaire à la mi-journée. Le quotidien a souhaité dans l'éditorial de son édition datée de mardi "la défaite de Marine Le Pen" en appelant "à voter en faveur d'Emmanuel Macron".