Nicolas Bedos mis en examen pour injure raciale pour une chronique dans Marianne

Par @Culturebox
Publié le 24/01/2014 à 12H28
Nicolas Bedos mis en examen pour "complicité d'injure publique raciale"

Nicolas Bedos mis en examen pour "complicité d'injure publique raciale"

© BALTEL/SIPA

Rien à voir avec l'affaire Dieudonné, cette fois. C'est un dossier déjà ancien qui connaît un nouvel épisode : poursuivi par une association pour le contenu de deux chroniques publiées en 2012 par l'hebdomadaire "Marianne", Nicolas Bedos a été mis en examen pour « complicité d’injure publique raciale » par une juge d’instruction parisienne

Menacé de mort et contraint de se cacher chez un ami après son sketch corrosif sur Dieudonné et ses fans diffusé dans "On n'est pas couché" (France 2), l'humoriste affronte de nouveaux ennuis, judiciaires cette fois.

Chroniqueur dans l'hebdomadaire Marianne, Nicolas Bedos est connu pour ses saillies provocatrices. En décembre 2012, au retour d'un séjour en Guadeloupe, il livre un article intitulé "Indolence insulaire", qui contient quelques expressions destinées à choquer, et qui vont atteindre leur objectif : "enculé de nègre" ou encore "autochtones oisifs".

Des formules qui révoltent le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais qui porte plainte en janvier 2013, en dénonçant une "grave atteinte à l'honneur" de la population originaire des Antilles. C'est cette plainte qui a abouti le 16 décembre dernier à la mise en examen de Nicolas Bedos.

Cité par Le Parisien, Daniel Dalin, le président du Collectif-DOM, indique avoir vu dans les mots de l'humoriste "une incitation à la haine raciale à laquelle il convenait de mettre fin. Même au 3e degré". Nicolas Bedos, lui, maintient sa ligne de défense : c'est évidemment du second degré, et les mots violents qu'on lui reproche sont à mettre dans la bouche de personnes qu'il critique.

Toujours dans Le Parisien, son avocat, Maître Dupeux, précise que dans les affaires de délit de presse "la mise en examen est automatique." Et que son client viendra "le cas échéant, s’expliquer devant le tribunal."